Thursday, September 22, 2016

Une journée particulière...

A l'invitation de Joel and Eileen, nous avons pu présenter notre San Francisco beyond the postcard dans leur superbe maison de Los Altos Hill et remercier ainsi tous ceux qui nous avaient aidé à démarrer le projet.




Comme un bonheur ne vient jamais seul, nous avons eu le plaisir avant la projection d'entendre Lua Hadar, toujours pleine de charme et de tonus  dans son répertoire de chansons françaises.

Friday, September 09, 2016

J'oubliais...

Si vous mourez d'envie de voir le film, mais n'êtes pas disponible aux dates proposées, sachez que le DVD est déjà en vente à la boutique de l'Exploratorium...

Friday, September 02, 2016

Invitation à la projection du 18 septembre à l'Exploratorium

San Francisco beyond the postcard
 We have the pleasure of inviting you at the screening of San Francisco beyond the postcard, a documentary  of 180 minutes about your wonderful city.

Exploratorium of San Francisco on September 18th 
at 1.00 pm.
The french filmaker Christian Jeunet and his co-author Jacqueline Souchon
will be happy to welcome you.
Admission is free but you need an invitation to attend. Just answer at :

I will attend and need…..… invitations
My Name is:
my email is :
and the invitations will be sent to you.

INFORMATIONS:
The San Francisco premiere of San Francisco: Beyond the Postcard is a free community screening for invited guests in the Exploratorium's Kanbar Forum .   Access to the theater is available from the front of the Exploratorium, right inside the historic arched Pier 15 entrance. We will have staff stationed at the theater entrance to point you in the right direction. 

Wednesday, August 31, 2016

"San Francisco beyond the postcard, qu'est-ce que c'est ?



Un documentaire réalisé par le français Christian Jeunet. Ses 180 minutes représentent la substantifique moëlle de 100 heures de rush tournées au cours des dernières années qui montrent tout à la fois des paysages peu connus de la ville, ses quartiers et leur évolution, et ses habitants...


Plus de 100 interviews ont été réalisés, dont 80 ont été retenues. La liste des participants pourrait ressembler à un inventaire à la Prévert : un philanthropiste, des musiciens, une femme de ménage venue du Nicaragua, un banquier, un barmaid, un ancien maire,  une chanteuse, un prof, un jeune explainer de l'Exploratorium, un prix Nobel, un entrepreneur, un barrista, un spécialiste de l'histoire chinoise à San Francisco, une étudiante......etc. Vous pourrez identifier les 60 et quelques autres!

Quatre projections au moins sont prévues:
- le 13 septembre à l'Alliance française (première partie du film)
- le 17 septembre à Los Altos (projection privée)
- le 18 septembre à l'Exploratorium sur invitation
- le 20 septembre à l'Alliance Française (deuxième partie du film).

Tuesday, August 30, 2016

San Francisco beyond the postcard

Cette fois, ça y est ! Le documentaire de 180 minutes sur cette ville extraordinaire est prêt.
Il sera projeté en avant-pemière à San Francisco en septembre. A suivre !....


Monday, April 04, 2016

Il aurait 100 ans aujourd'hui


Herb Caen aurait eu 100 ans aujourd'hui, lui qui pendant près de soixante ans a rédigé dans le Chronicle un article quotidien — certains disaient une lettre d'amour à San Francisco !— article toujours  terminé par trois petits points .
Encore et toujours une véritable icône  pour San Francisco...

Wednesday, March 04, 2015

Zéro déchet à San Francisco à l'horizon 2020

On dit couramment de San Francisco est une ville verte, sur de nombreux aspects (en particulier nourriture bio, slow-food) , mais c'est en fait la plus verte :  elle est maintenant très active sur la gestion des déchets avec, grâce au tri et au recyclage, plus de 80% des déchets qui échappent à la décharge. Son nouvel objectif : plus de déchet en 2020.
Depuis longtemps, le tri s'était imposé progressivement, mais l'effort porte maintenant sur  l'éclatement du "wet garbage" (en gros tout ce qui n'était pas verre, papier ou canettes)  en compostable (déchets et épluchures alimentaires, et végétaux) , certains emballages,  et le non compostable, la distinction se retrouvant non seulement au sein des foyers, mais aussi dans les lieux publics (ici devant le magasin Whole Foods)

Les enfants sont formés avec insistance dans les écoles et de fait le contenu de la "poubelle" noire voit dans chaque foyer son volume diminuer considérablement. 
Les San Franciscains sont très motivés , au passage peu tendres avec nos incinérateurs bien visibles dans les villes comme dans des lieux  touristiques comme la Côe d'Azur.

Saturday, January 10, 2015

Street art in San Francisco

Déjà sur la 6th...


Merci Christine!

Thursday, January 08, 2015

A San Francisco aussi



Plus de 1000 personnes étaient réunies à San Francisco pour être Charlie.






Thursday, November 27, 2014

Happy Thanksgiving !

Oui Happy thanksgiving à vous tous! J'ai toujours aimé l'atmosphère particulière la semaine de Thanksgiving quand la vie s'arrête un peu alors que chacun se prépare à traverser le pays pour rejoindre la famille, arrivera sans cadeau, un de rares jours de l'année ù de nombreux magasins sont fermés.

Mais d'année en année, la consommation a pris sa place en catimini : on n'achète pas encore le jour de Thanksgiving, mais on se prépare au lendemain, au Black Friday, une occasion de soldes dans de nombreux magasins.

Dès proton minet, chaque année, les clients font la queue devant les grands magasins pour acheter le premier les objets repérés les jours précédents, vendus en solde aujourd'hui. Les premiers entrent à quatre pattes avant même que les rideaux de fer soient complètement remontés.

Alors pour mettre un peu de piment dans cette routine, le magasin Designal en centre ville, magasin de fringues, a proposé cette année un deal à ses clients; Le matin du Black Friday,  les clients qui seront dans la file en sous vêtements reverront gratuitement un haut et un bas...
Et voilà le résultat .

                                      Photo du Chronicle

Une loufoquerie de plus dans cette bonne ville !

L'Europe, après Halloween, s'approprie progressivement le rite commercial, en ligne ou dans les certains magasins.... en plus austère...


Sunday, November 23, 2014

Le Bay Bridge novembre 2014

Il n'avait pratiquement changé depuis sa création en 1936. Cette fois, ça y est, et il faut en profiter. 
D'abord vous ne pourrez pas voir indéfinitivement cette photo : à gauche le Bay bridge d'origine (date de 1936) en train d'être démonté, sur la gauche du nouveau tronçon entre Oakland et  Treasure Island qui le remplace.


Vue de la ville, l'illumination du tronçon Treasure Island - San Francisco, œuvre d'art de Leo Villareal


Tout éclairé de LED, depuis mai 1913, le tronçon proche de la ville s'illumine tous les soirs, mais, ce que la photo ne montre pas,  c'est que les lumières s'allument rythmiquement provoquant des vagues lumineuses sur le pont. L'éclairage payé par des donations est autorisé pour 2 ans par la ville, mais ce décor très réussi pourrait-etre prolongé. 


Thursday, November 13, 2014

A vos marques, prêts....

Cette fois ça  y est, avant-hier  projection officielle de la première partie du film (60 minutes) à l'Alliance Française et  mise en vente du DVD de cette première partie.
Hier, c'était au Yacht Club sur la Marina, en soirée privée cette fois.
Dans les deux cas, un public très content, mais si différent....
A l'Alliance, le public a réagi à certains images, ri, s'est intéressé...
Le lendemain, le public exclusivement san franciscain,  s'est approprié le film, le ponctuant de "yes" dans certains passages qui convenaient particulièrement à leurs préoccupations . La discussion dans ce qui  aurait dû être "questions et réponses" a tourné à un débat ou plutôt un constat de la gentrification  de la ville qui l'exposait à perdre l'esprit très particulier de la ville, si bien décrit selon eux dans le film. Tous disaient leur inquiétude allant pratiquement jusqu'à oublier notre présence  sauf pour nous encourager à finir ce film vite vite.


Friday, October 31, 2014

Coucou nous revoilà!

Retour très attendu vers la ville magique, avec dans la besace la première partie achevée du film pour la  présenter et  pour peaufiner la seconde. 







A très bientôt!

Wednesday, March 19, 2014

Chapeau bas

Il y a longtemps que j'aurais dû vous en parler. La nouvelle branche du Bay Bridge qui descend vers San Francisco a été baptisée du nom de l'ancien maire Willie Brown Jr, ici avec son chapeau qu'il porte par tous les temps.


Il est rarissime qu'on donne à une telle construction le nom d'une personne encore vivante. Et pourtant on pourrait dire un peu familièrement qu'il ne l'a pas volé!
Voici à quoi ressemblait le voisinage du Bay Bridge avant le tremblement de terre de 1989. Le Ferry Building était pratiquement masqué par la bretelle de l'autoroute qui descendait du Bay Bridge. Aucune vie le long de la baie.

Profitant des dégâts liés au tremblement  de terre, Monsieur le Maire a fait disparaître cette horreur bétonnée et aménager le bord de la baie pour en faire l'Embarcadero, c'est à dire ça.
 Le Ferry building et ses jolies boutiques apparaissent dans un écrin de palmiers, le samedi s'y installe le superbe Farmers' market.
 Et vous pouvez profiter depuis la promenade du charme des ferries que les ponts n'ont jamais réussi à éradiquer.
Tout cela parce que Willie Brown a toujours annoncé haut et clair que pour lui les tremblements de terre étaient une opportunité et qu'il l'a exploitée.. Je suis sûre que si on demandait au pont son avis, il se dirait ravi de ses nouvelles chaussées et fier de porter le nom du père de son nouvel environnement.

Thursday, February 13, 2014

Le président à San Francisco

Quid de la parité?

                                                      Photo Manuel Guerzoni

Saturday, February 01, 2014

Gentrification

Le terme est barbare,  la chose aussi.
Elle a fait son apparition de façon sensible à San Francisco il y a quelques années avec la creation de Mission Bay. Même si  de nombreux logements ont été construits à sa périphérie, cet effet Mission Bay a provoqué une augmentation des loyers dans les quartier mitoyens, en particulier Mission, rejetant de nombreux latinos à l'extérieur de la ville, par exemple vers Daly City.


Cette fois, le phénomène prend une ampleur inquiétante avec l'arrivée des "enfants gâtés" de la SiliconValley, avec des possibilités financières importantes et emmenés par car chaque jour depuis la ville vers leur lieu  de travail dans le Sud.
Le prix des logements flambe, celui des loyers aussi. Tous les quartiers sont touchés.  Même Chinatown pourrait être atteint. C'est l'âme même  de la ville qui est menacée et les protestations se multiplient.


                                                                          Photos Chronicle

La ville a décidé de faire payer les cars des compagnies pour utiliser les arrêts publics, mais la somme paraît bien minime (1$ par jour et  par arrêt)...

Thursday, January 30, 2014

Cette année encore....

Il y a 9 ans  que la grande  dictée de Pivot , les Dicos d'or, grand évenement national pendant 19 ans, s'est arrêtée , mais ici, la tradition se perpétue comme dans  d'autres petits coins de France...
 Etonnant de voir à quel point la dictée fait partie des données de base de notre enseignement au point qu'on est surpris de voir qu'elle n'existe pas dans d'autres langues.  Pourquoi? à cause de notre grammaire torturée?!

Wednesday, January 15, 2014

Transmission verbale dans les vieilles familles san franciscaines

Au cours de nos interviews de San Franciscains pour la réalisation du film, nous avons rencontré des représentants de vieilles familles san franciscaines sur 4 ou 5 générations et j'ai été surprise de l'importance de la transmission au travers des générations dans une ville aussi résolument tournée vers le futur.

Mary nous a rapporté le tremblement de terre de 1906 tel que son grand-père lui avait raconté  (elle bien sûr n'était même pas née) avec l'incendie de trois jours qui n'était pas arrivé jusqu'à eux (ils habitaient le quartier de Western Addition).

Cynthia nous a lu journal de sa grand-mère emmenée "en expédition" alors qu'elle était enfant pour visiter l'exposition panaméricaine de 1915 (NDLR destinée à "remettre San Francisco sur la carte" après le tremblement de terre de 1906).
"Ce fut une grande surprise un matin de 1915 pour les enfants de la famille : on allait à l'exposition internationale de San Francisco. Les membres du Rotary Club nous ont emmenés dans leur voiture et c'était pour moi  la première fois, je crois,  que je montais dans une automobile : je ne connaissais que le buggey de mes grands-parents avec les chevaux !.(.,). Avant de partir à la foire, on nous donna chacun 5 nickels neufs dans le creux de la main et j'avais le sentiment de tenir la richesse du pays dans ma main ; sur l'autre face du nickel, il y avait un chef indien. Autre sujet d'excitation,  il  y avait  un homme qui faisait voler son petit avion au-dessus de la foire. C'était le premier avion que je voyais. Une compagnie de jus d'ananas distribuait des jus d'ananas gratuits: une autre première pour moi, ananas et jus d'ananas. C'était choquant pour moi de voir tant de statues nues tout autour  de nous alors qu'on nous répétait d'être pudiques; et de couvrir notre corps".

C'est joli, non?

Friday, January 03, 2014

Sunday, December 15, 2013

City lights bookstore, "incubateur" de la Beat generation

Au moment de la guerre en Irak, je vous avais déjà parlé  de la City lightsbookstore la célère librairie à North Beach sur Columbus, mais en relisant son histoire j'ai réalisé comment grâce à son co-fondateur Lawrence Ferlinghetti  devenu très vite l'âme de la librairie, elle avait fonctionné comme une sorte d'incubateur de start-up un peu particulières, de jeunes écrivains, qui ont donné la Beat generation.

A son ouverture en 1953, City lights s'est d'abord  lancé dans la réhabilitation des paperbacks  qui ne concernaient à cette époque que littérature de piètre qualité: romans photos, polars etc...Lui  qui avait fait des études en France, a suivi l'exemple de Seghers et de sa collection de livres brochés Poètes d'aujourd'hui et il a entraîné l'ensemble de l'édition, y compris new yorkaise, vers la production de "paperbacks de qualité", en particulier de poésie. Dès le départ, il a affirmé sa volonté de faire de sa librairie (minuscule à l'époque )' un endroit de rencontre pour" les auteurs inventifs de la ville, les artistes et les penseurs des des années conservatrices de l'après-guerre" (rappel: on était juste à la fin de la période du Mac Carthysme)
Dès lors, des jeunes affluèrent attirés par cette ville du far-west où les choses ne se passaient pas comme ailleurs ((City lights  leur servait de boîte à lettres à leur arrivée, de lieu de réunion par la suite et certains y furent, comme Kerouac, probablement hébergés, lui qui considérait  San Francisco comme the "perfect city at the end of the American continent and culture"! City lights s'est affirmé clairement l'éditeur de cette Beat Generation.
Cette aide ne s'est pas limitée aux dissidents américains mais à ceux d'autres pays, en particulier les Russes.
Un des soutiens les plus évidents fut pour Allen Ginsberg lors de l'édition par Ferlinghetti de son livre Howl, où il rendait publique son homosexualité. Passé inaperçu au moment de sa parution en octobre 1955  ce petit texte  valut à Ferlinghetti d'être jugé pour la publication d'écrits obscènes.
Ce qui ne l'empêcha pas de continuer à publier, en faisant parfois imprimer à l'étranger, et à vendre des écrits censurés.

City lights a souvent son "physique" pour présenter à la rue ses bannières activistes, anti-guerre, anti-censure....


Enfin, City lights a imposé en douceur une petite note de culture  à proximité du  quartier financier en pleine croissance : en 1988 il a obtenu de la ville que douze rues soient rebaptisées : nom d'écrivains (Kerouac, Mark Twain, Dashiell Hammet.. , de poètes, de dramaturge (Saroyan), de  la danseuse Isadora Duncan , d'un sculpteur... 

Un haut lieu de la résistance culturelle et politique ayant largement  contribué à l'image de "San Francisco, la rebelle".