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Tuesday, June 28, 2011

Tout est bien qui finit bien

Même si son concert n'a pas eu lieu, Maxime le Forestier a dû repartir content de son retour à San Francisco 40 ans après son passage à la "maison bleue".
Il s'est laissé surprendre et émouvoir par le petit groupe de Français venus chanter à Dolores park alors qu'il passait là pour une interview, il a pris la guitare qu'on lui proposait et a chanté assis dans l'herbe avec eux .
Tout ce petit monde, et bien d'autres, s'est rendu ensuite au 3841 1B th où sur la maison dûment repeinte en bleu, MLF , en présence de notre Consul Général Romain Servan, a dévoilé la plaque qui maintenant confortera tous les touristes dans leurs recherches.


photos Chrislem.
La fille du propriétaire dit habiter maintenant dans une "giant blueberry", nous dirions une myrtille géante et nos amis canadiens un bleuet géant!

Wednesday, October 03, 2007

Lessive à Chinatown

Linge (et quel linge!) aux fenêtres à Chinatown..... pour Gene c'est un sujet sans interêt, Line trouve que cela relève de l'étude ethnologique, la pudeur étant omniprésente et le linge étendu prohibé dans les autres quartiers;

Friday, February 03, 2006

Les travailleurs d'un jour

Ces hommes qui attendent sur le trottoir tout le jour un employeur éventuel qui viendra les embaucher pour une journée, ce sont les day laborers ; ils s'alignent sur 12 blocks le long du Cesare Chavez Bd (on ne peut rêver d'un endroit plus symbolique!).
Ce sont des Mexicains sans papier, le plus souvent métis. Ils sont aidés par le SF Day Labor Program gràce auquel ils peuvent entre autres exiger un salaire minimum de 10$ de l'heure.
Il y a quelques années, on estimait à 10 000 le nombre de latinos sans papier à San Francisco. Mais ce qu'on appelle ici "le market of day laborers" est un bon baromètre du flux migratoire et leur nombre s'est considérablement accru.
Les derniers arrivés sont souvent des indiens du Sud du Mexique, la région la plus pauvre. Ils ont créé une sorte de "marché parallèle" sur la 26th street et Folstom. Restant groupés en fonction de leur village d'origine, sans structure d'ensemble, ils acceptent des salaires de 8$, inférieurs au salaire minimum à SF, ce qui inquiète ceux de Cesar Chavez.

Sunday, January 08, 2006

Magie noire sur Valencia street

Allons, un peu d'irrationel dans ce monde sans pitié!
Un petit coup de pouce pour réaliser vos voeux les plus secrets pour l'année 2006? La boutique Botanica Yoruba, 998 Valencia street, contient ce qu'il vous faut : amulettes de protection, poudres diverses pour jeter des sortilèges (n'hésitez pas à consulter la dame à la caisse pour les cas spéciaux), sprays pour améliorer la chance ou répandre le bonheur dans la maison, mais surtout un assortiment d'innombrables bougies de toutes les couleurs et consacrées pour toutes les situations, qui cohabitent avec des vierges et des statues exotiques. Mon préferé reste le kit pour éloigner le démon!
Yolanda et ses collègues sont adorables, on y parle espagnol, un grand respect est de mise, et il y a du monde pour acheter les grigris.

Tuesday, January 03, 2006

Le palace of Fine Arts

Avec sa coupole dorée, sa rotonde et son lagon, il fait partie des paysages caractéristiques de la ville, passage incontournable pour les mariages asiatiques de la baie qui viennent s’y faire photographier.
L’histoire de cette bâtisse est aussi extraordinaire que celle de l'Exploratorium qu'il héberge.

Cette curieuse construction a été conçue en 1915 par Bernard Maybeck pour la « Panama Pacific international exposition », de même que le lagon dans lequel elle se reflète toujours.
L'architecte a voulu lui donner d’emblée l’allure d’une ruine classique pour montrer entre autres « la vanité des vœux de l’Homme ». Les pleureuses tournées vers l’intérieur de la coupole étaient censées arroser de leurs larmes des jardinières de fleurs qui ne purent jamais exister.. faute de crédits.
A la fin de l’exposition, on décida de la conserver et le bâtiment eut des devenirs divers : cours de tennis, entrepôts…
Au cours des années 60, vandalisé et sans entretien, le Palace était une authentique ruine.
En 64, démollition puis reconstruction à l’identique.
En 65, Frank Oppenheimer y installe son Exploratorium reconnu en 2005 comme premier musée scientifique du monde par ses pairs.Drôle de destin.

Friday, December 16, 2005

Un nouveau drapeau à San Francisco ?

Depuis quelque temps est apparu en ville un nouveau drapeau, fond bleu avec deux bandes jaunes, celui de l’HRC, la Human rights campaign, qui revendique l’égalité des droits pour les gays, lesbiennes, bisexuels et transsexuels . Ils sont pour le moment encore peu nombreux sauf aux alentours du quartier général de l’association sur Castro.
Jusqu’à maintenant, en matière de drapeau à San Francisco, on voit comme dans tout le pays (et peut-être plutôt moins qu’ailleurs) flotter le drapeau fédéral et celui de l’état, avec l’ours californien.

Mais le drapeau le plus visible et le plus photographié de la ville, c’est celui du Gay-Power , immense et lumineux, qui domine le carrefour
Harvey Milk , au carrefour de Castro et de Market et ses nombreuses versions réduites sur les avenues,voitures, fenêtres etc…
Sur certains de ces drapeaux arc-en-ciel, on a ajouté une bande noire : c’est
le Victory Over AIDS Flag , rappelant les ravages de la maladie (il y avait au pire de la crise 3 morts par jour du SIDA à San Francisco) et l’espoir de guérison.
Enfin, en juin, au moment de la Gay Pride, on verra se dérouler au dessus de Castro sur les pentes de Twin Peaks, l’immense triangle rose, symbole comme l’étoile jaune pour les Juifs , de la persécution des homosexuels par les Nazis.

Wednesday, December 14, 2005

Les lumières de la ville

On aime ou on n’aime pas les abondantes décorations lumineuses qui fleurissent partout, aux Etats-Unis plus encore qu’ailleurs à cette époque.
Mais je suis une inconditionnelle de celles de San Francisco : chaque année, les gratte-ciel du Downtown ( et de nombreuses maisons individuelles) sont illuminés de guirlandes blanches qui soulignent leurs arêtes : c’est simple et élégant. Le spectacle est particulièrement beau depuis Treasure Island , au milieu du Bay bridge, ou depuis les ferries qui traversent la baie.
Il y a aussi certaines super décorations délirantes ..... il y en a pour tous les goûts!Les esprits chagrins penseront aux accords de Kyoto (ou à l’absence d’accord !) . Pour une fois, j’ai envie de relativiser et de profiter tranquillement de cette énergie dépensée. Sur l’année, c’est minime, et c’est superbe!
Photo des gratte ciels : SF Chronicle, photographe Frederic Larson

Monday, October 17, 2005

Le Bay bridge


17 octobre: date anniversaire du tremblement de terre de 1989.

Ce fut un jour de gloire pour le Bay bridge qui, jaloux du Golden Gate Bridge et pour faire son intéressant, s’est effondré : alors, enfin, on l’a vu et revu sur toutes les télés du monde.

Ce soir là, Linda qui a donné sa voiture à réparer le matin, rentre en car vers East Bay au moment de la secousse:

Le car s'arrête sur le pont rompu et attend.
Dialogue:
- Linda : « Qu'est ce que vous attendez pour faire demi-tour?

- Le chauffeur : Madame, ce pont est à sens unique.

- Linda : Alors laissez-moi descendre.

- Le chauffeur : Madame, ce pont est interdit aux piétons.

- Linda : Si vous ne m'ouvrez pas, je vous colle un procès ».

La porte s'ouvre.