Wednesday, June 17, 2009

Berkeley, une autre planète..

Petit tour à Berkeley, juste de l'autre côté de la baie, sur East Bay comme on dit ici, ses collines sont bien visibles de la ville. Le temps d'un petit saut par le Bay Bridge ou d'une petite plongée sous la baie avec le BART, on arrive dans un autre monde. Très peu d'immeubles et partout une végétation pimpante, pas tirée au cordeau , une tiédeur dans l'air...
Berkeley, c'est un climat, climat physique: (la température y dépasse celle de San Francisco de plusieurs degrés et on n'y connaît pas le brouillard d'été) climat humain , disons pour faire court, écolo, intello, à vélo, sur un fond de liberté revendiquée. Le cheveu gris s'y porte bien, tout comme les ongles coupés courts et les talons plats ; le vêtement est plus confortable qu'élégant.
Berkeley, est centré sur son université, la première du système University of California, qui doit sa notoriété certes à ses vingt Prix Nobel, mais surtout parce qu'elle fut le berceau du Free Speech dans les célèbres sixties.

Les grands repères : le campanile, Sather Gate , la porte sud de l'université, point de ralliement historique lors des mouvements politiques .

Telegraph St qui fonce vers le sud à partir de Sather Gate, un bon indicateur du quartier, s'est assaini après des années zonardes". L'interdiction de la drogue dans le secteur (drug-free) participe sans doute àsa bonne santé actuelle avec juste un petit marché artisanal vaguement hippie.
Autre facteur qui intervient peut -être : le fait qu'une majorité d' étudiants est maintenant d'origine asiatique, car UC Berkeley, contrairement à sa grande rivale Stanford dans la Silicon Valley, recrute sur les résultats du SAT (les examens de fin de secondaire) où les étudiants asiatiques, plus travailleurs, obtiennent de très bons résultats sur l'ensemble de la baie.
Mais ne cherchons pas trop, Berkeley, c'est avant tout un art de vivre qui ne se décrit pas....

Saturday, June 13, 2009

Et là, c'est toujours la profusion...



Whole Foods, le top des supermarchés alimentaires.Dans celui-ci, sur Franklin st., en plein dans le quartier bourgeois de Pacific Heights, c'est toujours la même abondance : viande, poisson, laiterie, fruits et légumes, vins, plats cuisinés... et les prix semblent inchangés (élevés!).

Toutefois, le client se fait plus rare..

Thursday, June 11, 2009

Ici aussi les Français ont voté

Les expats français n'ont pas voté pour les européennes, mais le même jour, ils ont élu leurs délégués à l'AFE (Assemblée des Français de l'étranger) , l'occasion de belles bagarres pendant la campagne. Oui, les expats qui votent (ceux qui en ont fait la demande au consulat) se comptent en dizaines de milliers pour la baie et la circonscription couvre tout l'ouest américain. Entre les luttes locales et la rivalité San Francisco - Los Angeles, et la perspective nouvelle d'élections de députés, plus politique, en 2012, ce ne fut pas de tout repos.
Mais le plus intéressant pour moi, chaque fois qu'il y a une élection, c'est le choc des cultures française et américaine en matière de vote. Les Français votent au consulat, bâtiment officiel s'il en est, et non dans un garage ou une église rapidement aménagés pour la circonstance comme c'est souvent le cas pour les élections américaines.
Photo Christine Lemor-Drake
Ils votent pour une seule question à la fois en mettant des petits papiers dans des enveloppes, et non sur de multiples questions (et quand je dis multiples, ça peut dépasser 30!) avec des supermachines à faire des trous. Le dépouillement gaullois a lieu le soir même avec une poignée de volontaires qui comptent les bulletins avec leurs petites mains et dans la nuit, on a les résultats. Rien à voir avec ses dépouillements soi-disant automatiques des bulletins électroniques américains pour lesquels plusieurs semaines après le vote, on regarde encore si la pastille s'était bien détachée ou si elle est restée attachée au bulletin, gonflée certes et dite alors "pregnant " (oui, enceinte!) : dans ce cas, comment la compter ? Rappelez-vous Bush/Gore...
Il y a des moments où on se sent ringard et fier de l'être!
Pourtant compte tenu de l'étendue de la circonscription électorale recouvre toute la côte ouest, il était proposé un vote par correspondance et un vote par internet. Et là, pour ce dernier mode, les choses ne semblaient pas tout à fait au point !

Monday, June 08, 2009

Les "nouveaux" travailleurs d'un jour

J'avais adoré ce Grand Prix du Festival International des Très Courts 2008 à replacer dans le contexte des day-laborers qu'on rencontrait bien avant la crise. J'aurais bien voulu vous en faire profiter plus tôt, mais cette fois, j'ai trouvé l'âme compétente qui m'a aidée à le mettre en ligne.
Il n'est pas trop tard : ce film est plus que jamais de circonstance !

The job
envoyé par trescourt -

Friday, June 05, 2009

San Francisco capitale américaine de la pétanque

A la pétanque comme ailleurs, les San Franciscains sont les meilleurs ! Même s'ils n'ont pas été tout à fait les premiers à fonder un club spécifique ( la pétanque serait venue par Boston; il lui fallait ensuite le temps de "traverser"), la carte est sans équivoque : San Francisco, avec ses six clubs sur la baie, est la capitale de la pétanque américaine....
Il faut dire que le climat aide, tout comme le cadre du Golden Gate Park où les eucalyptus et les conifères remplacent nos bons vieux platanes.

Mais la contagion gagne même la Central Valley à Fresno où le club connaît une croissance exponentielle. Un viticulteur de Sonoma a même créé un "vin de pétanque" pour les initiés.

Le week-end dernier, la Boule d'or de San Francisco, affiliée à la très officielle fédération de pétanque aux Etats -Unis, fêtait ses 50 ans sous la houlette de John et Joss Krauer.
34 licenciés, mais beaucoup de non licenciés qui gravitent autour, surtout depuis que la pétanque a fait son entrée dans les écoles françaises de la baie (au programme d'EPS par ex pour ces 5ème de l'école franco-américaine).
Photos Christine Lemor-Drake, la pétancologue de la baie.
Une autre façon de propager en douceur la culture française!

Wednesday, June 03, 2009

Le Metreon se reconvertit au bio!

Le Metreon, au coin de Mission, s'est toujours voulu un pôle de modernité, avec son multiplex, son immense magasin Sony, son centre Playstation et un espace pour enfants en haut. En fait, ça n'a jamais été un succès franc et massif et son charme essentiel résidait pour moi dans sa terrasse plongeant sur les jardins de Yerba Buena.
Il y a un mois, c'était une immense boîte vide ou presque, surtout avec la disparition de Sony.


Surprise une semaine plus tard : les vitres opacifiées ont retrouvé leur transparence et les couleurs sont apparues: un farmer's market s'y est installé.


Un farmers' market quotidien, à l'intérieur...? Du jamais vu!

Tuesday, June 02, 2009

Ils n'ont pas survécu à la crise...

Des petits commerces, des restaurants et des pompes à essence ont fermé : sur Market, les rideaux de fer baissés se succèdent....
Stacey's la grande librairie n'en finit pas de liquider ses meubles....
New Balance sur Post renvoie ses clients au site web....

Des géants Virgin, CompUSA, Circuit city, Mervin's... n'ont pas résisté non plus.
Le grand magasin Disney au coin d' Union square va céder la place à Intel
Et même dans Chinatown...Mais Flax, ouf! est toujours là.

Saturday, May 30, 2009

Dur, dur.....

Oui, dur, dur!..
1- La taxe est passée de 8,5% à 9,5% en ville. A Serramonte, un peu au sud sur la 280, à l'entrée du San Mateo county, avec son centre commercial énorme et ses vendeurs de voiture, elle était à 7,5, elle est maintenant à 9,25.
2- Il est inutile de chercher "le Monde" à San Francisco ; il n'est plus importé. Les accros de la version papier ont du mal à s'en remettre.
Mais une once de douceur dans ce monde de brutes : "il" est revenu sur les étals depuis que les taxes d'importation de 300% décidées en janvier à son encontre ont été supprimées.

Tuesday, May 26, 2009

Macaromania sur San Francisco

Il y a une quinzaine de jours, le Chronicle a consacré deux pleines pages à ces macarons français en forme de mini-hamburgers (sic! il n'y a que des Américains pour penser à ça!), avec des recettes et l'adresse des vendeurs sur la baie. Alors, au hasard de mes balades, j'ai testé ici et là (non, pas tous!) et pour moi, la palme va à Paulette, par la diversité et la qualité de ses choix .
Paulette, 437 Hayes St. (X Octavia).


Renseignement pris, les recettes sont celles de Christophe Michalak, le pâtissier d'Alain Ducasse(Plaza Athénée à Paris) formé entre autres chez Ladurée (le temple du macaron à Paris) et qui a exporté ses recettes à Los Angeles d'où les macarons arrivent tous les matins. Il vient régulièrement de France tester les produits finis et mettre au point de nouveaux goûts (le jasmin et la violette proposés en dégustation ne m'ont toutefois pas paru ... indispensables à la gamme!). Et enfin, j'ai appris que le macaron est sans gluten, une bonne nouvelle pour les allergiques souvent privés de dessert.
Les macarons seraient ici en train de détrôner les cupcakes. New-York capitale des cupcakes, San Francisco capitale des macarons. Jusqu'où ira se nicher l'éternelle rivalité entre les deux villes ?..

Sunday, May 24, 2009

Un awards-dinner, c'est quoi?

Le terme équivalent n'existe pas en français, le concept non plus.
Etymologiquement, c'est un dîner au cours duquel on décerne une récompense.
Concrètement, c'est un dîner de levée de fonds. De nombreuses institutions à but non lucratif, les "non-profits", y ont recours, avec des variantes.
La semaine dernière a eu lieu celui de l'Exploratorium. Les personnes honorées étaient quatre femmes ayant une position particulière dans le milieu scientifique : la première femme ingénieur chez IBM, une tête pensante de Google, une physicienne de pointe de Stanford et la présidente d'une grande université étrangère ; elles furent invitées après le repas à discuter sur l'estrade avec grand écran du pourquoi et du comment de leurs carrières.


Pour participer au dîner ( 700 convives), il en coûte si on vient à titre personnel 500$ par personne ; on peut aussi y être invité par une entreprise qui a acheté une table à laquelle elle convie qui elle veut.

Dans un cas comme dans l'autre, une partie des frais de participation est considérée (à juste titre!) comme une donation à l'institution et donc déductible des impôts.
Pas un concept français , je vous dis.

Wednesday, May 20, 2009

Le SFMOMA

Il y a bien longtemps que je n'avais pas remis les pieds au MOMA. D'abord parce que j'en voulais à Botta d'avoir repris le même thème architectural pour son bâtiment de San Francisco et la cathédrale d'Evry, ensuite je trouvais le bâtiment froid et les collections peu riches pour un bâtiment aussi spacieux.

Je n'y suis allée que poussée par Chuck, qui avait été emballé par l'exposition du sud-africain William Kentridge et ce fut une grande et agréable redécouverte.
Dès l'entrée, le grand hall, habillé des deux grands murals de Kerry James Marshall , avait perdu de son austérité rigide.


Quant à l'expo elle-même, difficile de la décrire, on ne peut que dire "allez-y !" (elle est encore là pour une grosse semaine) : impressionnante de force dans le dessin, d'originalité dans la technique d'animation au service de son message. Elle m'a immédiatement évoqué la BD d'Art Spiegelman, Maus : force, noir et blanc, thème politique et pourtant les techniques n'ont rien à voir.Celles de Kentridge sont époustoufflantes.

J'en ai profité pour aller voir le Roof garden, qui vient d'ouvrir, avec son mur de verre limitant l'espace extérieur avec de grandes sculptures à l'air libre (Calder, Moore...) et au-dessus, en toile de fond, une succession des grands types de gratte-ciels de San Francisco, sur un côté....

et sur l'autre...
Une exposition Goergia O'Keefe débute à la fin du mois...

Saturday, May 16, 2009

Et toc!

Vous enfilez tous les quarters nécessaires dans le parcmètre, mais vous oubliez un instant vos bons vieux réflexes.... et vous contentez de serrer le frein à main dans une rue légèrement en pente. Au retour, un mot doux vous attend sur le pare-brise, vous expliquant qu'il fallait tourner vos roues (oui, oui, je sais, vers le trottoir) et vous incitant fortement à contribuer aux finances locales pour la modique somme de US $45.
Leur facon de dire: Welcome back!

Wednesday, May 13, 2009

La grippe mexicaine au secours de l'économie San Franciscaine

Presque tous les jours, des bateaux de croisière, prévus pour aller à Acapulco, changent leurs plans et viennent décharger leurs milliers de clients pour grossir les rangs des touristes, par ailleurs plutôt rares. Même pour une escale de 24 heures, ils sont bienvenus....


Tuesday, May 12, 2009

Cerises, cerises....


Aujourd'hui,
- sur le Pier 39 ( Fisherman's wharf ) 9,90 $ / lb, soit 14,5 euros le kg
- à Whole Foods (Pacific heights) 6,99 $/lb, soit 9,5 euros le kg
- sur Stockton (Chinatown) 0,89 $/lb, soit 1,43 euros le kg

Monday, May 11, 2009

Back in the city!

Jet-lag ou pas, pour le premier dîner, il fallait que ce soit au Yacht-Club sur la Marina, juste histoire de reprendre ses marques avec les "fondamentaux".

La soirée était douce et même la lune, énorme, superbe, semblait dire "Welcome back!"

Saturday, May 02, 2009

J-6

J-6 avant le départ pour San Francisco .
Toute guillerette, je me prépare en parcourant le site du Chronicle . Pas étonnée d'y voir le point sur la grippe porcine-mexicaine-AH1N1 (C'est selon...): avec son dernier cas à Marin et les quelques écoles californiennes qui ferment au premier cas, on sent presque sa présence.
Par contre, une vraie surprise! la ville est envahie par.... les punaises de lit. Oui, vous avez bien lu le punaise-boom se répand sur la ville! et sur le site du journal, vous pourrez voir la photo d'une mère et de son petit.
Mon attachement inconditionnel à cette ville reste intact, mais tout de même, ça fait un peu désordre!

Saturday, March 28, 2009

La perfection n'est pas de ce monde...

Un des grands charmes de San Francisco pour qui a le goût de la balade à pied, ce sont les week-ends sur les sentiers en pleine nature tout proches de la ville ; le massif du Tamalpais, le skyline au sud d'Half moon bay, le pays des vins.
A en croire les avertissements, la chose ne serait pas sans risque....
Le plus "présent" dans les esprits est sans doute le cougar (ou mountain-lion) dans les collines du Sud qui fait qu'on interdit aux jeunes enfants de courir devant et on retient son chien en laisse (voire les chats sur le pas de la porte des maisons isolées!) pour ne pas avoir les honneurs du Chronicle...
Ceci dit, de mon point de vue, il faut surtout voir dans ces pancartes alarmistes l'hyperprincipe de précaution de nos amis américains (celui qui fait afficher sur les chemins du Lava beds National Park : "Attention , vous entrez dans un tunnel, quittez vos lunettes de soleil"!) Pour ma part, pendant toutes ces années, je n'ai vu qu'un rattle-snake (serpent à sonnettes), pas de coyote, pas de mountain-cat non plus!
Alors... enjoy!
Photo Catherine Delfino

Saturday, March 21, 2009

Comme une histoire d'amour...

Photo M. Garmier

A l'ouest du Ferry Building sur la promenade, des citations célèbres concernant la ville ... Celle-ci est ma préférée...
"Quitter San Francisco, c'est comme dire au revoir à un amour de jeunesse, on a envie de s'attarder..."
Et ce n'est pas seulement quand on part... On se demande quand on la reverra.. Quand la date est fixée, elle paraît toujours trop lointaine. On attend des nouvelles, des amis, du site en ligne du Chronicle (ne jamais dire le San Francisco Chronicle, c'est LE Chronicle), enfin... tant qu'il survit.
En cette période de crise, certes, on suit de loin par la presse, les nouvelles - mauvaises - comme la fermeture de Melvyn ou le taux de chômage, mais on n'a pas d'image . De la crise de 1992, il reste dans la tête ces vitrines tapissées de "sale 70% " et ce col blanc qui jouait de l'harmonica sur Market, devenu en moins d'un mois un SDF ; de celle de 2000, après l'éclatement de la bulle internet, la 280 presque vidée de ses voitures et des constructions inachevées partout....
On compte les jours pour y retourner et en même temps on se demande ce qu'on va trouver...

Wednesday, January 28, 2009

Ne le ratez pas!

Incroyable, Jésus est à San Carlos! (Même sans voiture, c'est pas loin de San Francisco, on peut y aller en Caltrain!)
De notre envoyée spéciale, sur place, Catherine Delfino

Wednesday, January 21, 2009

This historic day

Hier, comme toute l'Amérique, San Francisco a eu sa journée d'euphorie, que ce soit au Civic Center, à Yerba Buena ou au Metreon : on peut en retrouver les photos sur le Chronicle.
Mais aussi au travers du talent de Manuel Guerzoni.