Monday, January 23, 2006

La relique du rebelle

Petit coup d'œil à la bibliothèque municipale de San Francisco aujourd'hui. J'aime beaucoup l'ambiance dans cette grande bâtisse claire. L'aspect extérieur est extrêmement classique, mais l'intérieur est plus original : tout s'organise autour d'un grand hall circulaire de 6 étages, avec un escalier hélicoïdal, escalier qui a servi plusieurs fois de décor pour des films. Les espaces ici sont larges et agréables, on y travaille, lit, écoute des cd, un peu comme chez soi.
Le premier jet du livre le plus inspiré de Kerouac,"On the road", est exposé pour 3 mois dans les entrailles du bâtiment, au premier sous-sol, sous une plaque de verre protégée par une alarme, tel une icône sacrée. Le manuscrit se présente comme un rouleau de 36 mètres de long et 25 cm de large environ, avec un aspect transparent de papyrus.... mais tapé à la machine, marqué d'empreintes de doigts et de café, déchiqueté par endroits : la relique du 20 ème siècle!
Kerouac l'aurait écrit en 1951, sous amphétamines, non stop en 20 jours. Le document aurait été acheté par l'équipe de football d'Indianapolis pour la modique somme de 2.43 millions de dollars; il est en tournée de présentation dans 18 villes des USA. Son passage à San Francisco a une signification toute particulière pour la City , capitale du mouvement Beat, mais Kerouac apprécierait-il d'être salué si raisonnablement ?!
Les photos du manuscrit proviennent du SF Chronicle.

Friday, January 20, 2006

Aide toi, le ciel t'aidera !

C'est la devise cachée du NERT le Neighborhood Emergency Response Team Training Program, un programme organisé et conduit par les pompiers de San Francisco.
Intriguée, j'ai suivi le stage. L'objectif : motiver et former des citoyens volontaires capables de réagir en cas de catastrophes massives (on pense surtout et d'abord aux tremblements de terre, mais depuis 2001....).
Le cadre : un stage de 6 séances animées par les pompiers (trois heures par semaine à chaque fois) dans une école du quartier ; une cinquantaine de stagiaires participent.
L' approche : d'abord, frapper les esprits par quelques faits chocs. Photos du tremblement de terre de 89, incendie de 1906; statistiques sur les ambulances et les hôpitaux de la ville (par exemple, on vous raconte qu'il y a en général moins d'une dizaine de lits libres pour l'ensemble des hôpitaux de la baie. 7 de ces hôpitaux sont situés sur les grandes lignes de faille de San Andreas et Hayward. Conclusion : en cas de tremblement de terre, non seulement on ne pourrait pas hospitaliser les blessés, mais il faudrait évacuer les malades des hôpitaux!) .
Effet de motivation garanti.
Les grandes lignes de la formation: l'idée fondamentale est d'abord qu'il faut être prêt et autonome en cas de catastrophe pour ne pas alourdir le problème de la collectivité. Apprendre à quitter ou ne pas quitter un lieu donné le plus sûrement possible, à participer à l'évacuation d'autres personnes sans matériel spécialisé.
On apprend ensuite les critères qui permettent de trier et d'étiqueter(oui !) les blessés pour faciliter et accélérer le travail des professionnels (peut attendre, nécessite des soins rapidement, décédé....). Pour la dernière catégorie le moniteur ajoute, compréhensif : "si vous n'arrivez pas à vous décider pour accrocher l'étiquette noire, ne faites rien, ne perdez pas de temps et passez à des cas plus évidents. Les professionnels s'en chargeront pour vous".
L'essentiel des informations théoriques est résumé dans un manuel remis aux stagiaires et disponible sur le web.
On passe ensuite à la pratique (utilisation d'extincteurs, recherche de faux blessés dans l'une des salles de classe dans l'obscurité complète, par groupe, la main sur l'épaule de celui qui précède, l'autre main battant l'air pour explorer).
Puis c'est l'examen final (avec le manuel à la main) et une séance récapitulative avec remise du casque et du blouson et l'enrôlement souhaité mais non obligatoire dans le groupe local de secours.
Et toujours en leitmotiv, le pragmatisme américain: "Connaissez vos forces et vos compétences, apprenez d'abord à vous sauver vous, ne prenez pas de risques, vous ne feriez qu'agraver le problème".
Croyez-moi, on ne sort pas indemne des six séances...
Les photos sont issues du site NERT (photo Gallery)

Thursday, January 19, 2006

Les bruits de San Francisco (2)

Only in San Francisco aussi, la corne de brume qui permet de savoir au petit matin que le brouillard a noyé LE pont en entrant dans la baie et pour ceux qui habitent l'ouest de la ville, qu'il est inutile d'ouvrir les rideaux, on ne voit pas la maison d'en face ....
(La photo du haut est de Jacques Garmier)

Monday, January 16, 2006

Martin Luther King Day

Martin Luther King Jr aurait eu 77 ans dimanche. Le Martin Luther King Day créé par Reagan en 1983 est traditionnellement l'occasion de défilés le troisième lundi de janvier dans les grandes villes américaines, et celui de San Francisco pouvait réunir des dizaines de milliers de personnes jusqu'au Bill Graham Civic Auditorium.
D'année en année, peut être à cause du vieillissement des populations qui ont connu la période terrible des "Civil Rights", certaines "marches" ont été supprimées ou déplacées dans l'année vers des jours plus cléments (ainsi Washington DC l'a placée au printemps).
Cette année San Francisco innove. Les participants sont allés à l'auditorium en bus pour rendre hommage à Rosa Parks qui, en 1955 avait refusé de céder sa place à un blanc à l'avant d'un bus à Montgomery et qui est décédée cette année.
A l'intérieur du Bill Graham Civic Auditorium, le "rally" est bien là . Toutes générations confondues, le public est au rendez-vous, le maire de San Francisco aussi. Discours et spectacles se succèdent sous la direction de Cecil Williams, le charismatique révérend de la Glide Church, l'ambiance est enthousiaste et bon enfant. L'encadrement, impressionnant, est assuré en partie par les volontaires de Glide.
Dehors, des associations politiques de tous bords qui distribuent des tracts, des caméras pour une ou deux interviews, des jeunes blacks bariolés et magnifiques qui rigolent avec insouciance devant l'entrée...
C'est un jour clair et calme d'hiver; je suis surprise de la torpeur ambiante, la ville sommeille, la journée de King s'essouffle....

Schwarzenegger persiste et signe

Le gouverneur de Californie a, cette fois encore, refusé la grâce d'un condamné à mort. Clarence Ray Allen, 76 ans, aveugle, presque sourd, dans un fauteuil roulant, sera exécuté tout à l'heure à minuit à la prison de San Quentin au nord de San Francisco.
Victime d'un arrêt cardiaque en septembre dernier, il avait été ranimé pour rejoindre le couloir de la mort où il est depuis 23 ans.
Photo ci-contre: Tract distribué cet aprés midi au Bill Graham Civic Auditorium lors du Martin Luter King Day

Saturday, January 14, 2006

Les bruits de San Francisco (1)

Bien sùr, ici comme dans toutes les villes américaines, les oreilles sont agressées par les aboiements rauques des camions de pompiers, la sirène stridente des voitures de police et les youyous des ambulances.
Mais ce qui est unique,c'est le tintinnabulement du cable-car qui passe, et le tintement de ses 2 cloches : la sérieuse dit au grip-man qu'il peut repartir aprés l'arrêt, la guillerette annonce tout à la fois l'humeur de son conducteur, et l'arrivée du cable car au croisement. Only in San Francisco.
Aprés son passage, et en attendant le suivant, il reste le zézaiement du câble tracteur dans sa goulote au milieu de la chaussée.

Friday, January 13, 2006

49 mile drive

Les San Franciscains sont tellement fiers de leur ville qu'ils ont établi et balisé un circuit qui permet de passer devant toutes les curiosités de la ville. Sauf que si vous êtes consciencieux et essayez de le suivre, vous n'aurez le temps de rien voir et vous serez seulement passés à côté de l'essentiel (ne serait ce parce qu'on ne peut JAMAIS se garer à coté de l'essentiel)

Tuesday, January 10, 2006

C'est une maison bleue

C'est une maison bleue, adossée à la colline, on y vient à pied... aïe! on commence à erafler ce mythe de San Francisco, on l'a souvent surélevée pour lui faire avaler un garage, et ceux qui vivent là n'ont pas jeté la clef : évidemment, vu le prix au m2! Pourtant elle dégage encore tellement de charme et de poésie...

Sunday, January 08, 2006

Magie noire sur Valencia street

Allons, un peu d'irrationel dans ce monde sans pitié!
Un petit coup de pouce pour réaliser vos voeux les plus secrets pour l'année 2006? La boutique Botanica Yoruba, 998 Valencia street, contient ce qu'il vous faut : amulettes de protection, poudres diverses pour jeter des sortilèges (n'hésitez pas à consulter la dame à la caisse pour les cas spéciaux), sprays pour améliorer la chance ou répandre le bonheur dans la maison, mais surtout un assortiment d'innombrables bougies de toutes les couleurs et consacrées pour toutes les situations, qui cohabitent avec des vierges et des statues exotiques. Mon préferé reste le kit pour éloigner le démon!
Yolanda et ses collègues sont adorables, on y parle espagnol, un grand respect est de mise, et il y a du monde pour acheter les grigris.

Saturday, January 07, 2006

L'interceptor

Les Français-de-France sont très impressionnés par le nombre et la diversité des pancartes qui limitent le stationnement à San Francisco ; les plus perfides sont les plus avenantes, celles qui autorisent deux heures de stationnement sans parcmètre, sans rien, gratuitement…mais sans aucune indulgence en cas de dépassement.
Comment font-" ils " pour savoir que vous êtes restés trop longtemps ?
Une seule réponse : l’interceptor ! C’est une bagnolette électrique du DPT (Department of Parking and Traffic), carrée et silencieuse qui fait tout pour être discrète malgré son mini-gyrophare, et son conducteur.
Le parfait attirail de l’interceptor est simple :
- Pour le premier round, une grande baguette :à son extrémité, une craie de couleur avec laquelle il marque sans même ralentir le pneu arrière de toute voiture en stationnement.
- Pour le second, 120 minutes plus tard, un petit ordinateur avec lequel il verbalise efficacement toutes les voitures qui présentent encore le trait de craie……
C’est simple et ça peut rapporter gros… à la ville...

Thursday, January 05, 2006

Rubrique people : Rodin

Le Musée de la Légion d'Honneur affirme posséder la plus belle collection au monde de bronzes de Rodin, premier rang que revendique aussi le musée de l'université de Stanford à 80km de là.
Le musée Rodin de Paris, lui, ne revendique rien.
La collection de la Légion d'Honneur a été offerte par Alma de Bretteville, l'épouse de Spreckels, le magnat du sucre (c'est aussi Alma qui a fait construire avec l'argent de son époux le Parthénon de l'Ouest, demeure actuelle de Danielle Steel... vous me suivez?)
Bref, Alma a passé un certain temps dans l'atelier de Rodin à Paris. Les mauvaises langues prétendent qu'elle a été la maitresse de Rodin, ce qui expliquerait l' absence d'oeuvre de Camille Claudel dans les collections offertes par Alma.
Mais cela ne nous regarde pas ...

Tuesday, January 03, 2006

Le palace of Fine Arts

Avec sa coupole dorée, sa rotonde et son lagon, il fait partie des paysages caractéristiques de la ville, passage incontournable pour les mariages asiatiques de la baie qui viennent s’y faire photographier.
L’histoire de cette bâtisse est aussi extraordinaire que celle de l'Exploratorium qu'il héberge.

Cette curieuse construction a été conçue en 1915 par Bernard Maybeck pour la « Panama Pacific international exposition », de même que le lagon dans lequel elle se reflète toujours.
L'architecte a voulu lui donner d’emblée l’allure d’une ruine classique pour montrer entre autres « la vanité des vœux de l’Homme ». Les pleureuses tournées vers l’intérieur de la coupole étaient censées arroser de leurs larmes des jardinières de fleurs qui ne purent jamais exister.. faute de crédits.
A la fin de l’exposition, on décida de la conserver et le bâtiment eut des devenirs divers : cours de tennis, entrepôts…
Au cours des années 60, vandalisé et sans entretien, le Palace était une authentique ruine.
En 64, démollition puis reconstruction à l’identique.
En 65, Frank Oppenheimer y installe son Exploratorium reconnu en 2005 comme premier musée scientifique du monde par ses pairs.Drôle de destin.

Sunday, January 01, 2006

Bonne année à tous et bon courage à ceux qui vont la démarrer avec de bonnes résolutions!
Ma bonne résolution est modeste, consulter de temps en temps le super site Watching America (revue de presse des journaux dans le monde avec les principaux articles qui concernent les Etats Unis) , pour sortir un peu du psychodrame permanent franco-américain. Je n'ai pas trouvé de site équivalent pour la France, quelqu'un a une idée?

Saturday, December 24, 2005

Attention ca va fermer!

Bonjour les San Franciscains,
Même en vacances, je pense
(un peu!) à vous!
Je sais que nos Safeway ouverts 24 heures sur 24,
364 jours paran sur 365,
vont fermer ce soir jusqu'à lundi matin.
Je sais pour l'avoir vécu à quel point c'est angoissant de perdre ce filet de sécurité à un oubli de dernière minute!
Je suis en France, mmmmm! Est-ce l'effet du camembert
au lait cru, de la baguette chaude et craquante, de la rosette
de Lyon ou du chocolat digne de ce nom ?
Toujours est-il que les magasins qui ferment à 7 heures,
parfois avant, rarement après, ça ne me gène pas ici !

Sunday, December 18, 2005

Carte de voeux

Ici, lors de l ’arrivée du politiquement correct, on a abandonné le « Merry Christmas » marqué trop chrétien.
On est alors passé à « Happy holidays », qui englobait le Hannukah des Juifs.

Mais quid des bouddhistes, des musulmans, des athées (encore que cette dernière catégorie soit plutôt mal vue dans le pays) ?
Alors les puristes disent « Happy vacations ».

Geneline pour sa part vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année et vous dit : « A l’année prochaine ».

Friday, December 16, 2005

Un nouveau drapeau à San Francisco ?

Depuis quelque temps est apparu en ville un nouveau drapeau, fond bleu avec deux bandes jaunes, celui de l’HRC, la Human rights campaign, qui revendique l’égalité des droits pour les gays, lesbiennes, bisexuels et transsexuels . Ils sont pour le moment encore peu nombreux sauf aux alentours du quartier général de l’association sur Castro.
Jusqu’à maintenant, en matière de drapeau à San Francisco, on voit comme dans tout le pays (et peut-être plutôt moins qu’ailleurs) flotter le drapeau fédéral et celui de l’état, avec l’ours californien.

Mais le drapeau le plus visible et le plus photographié de la ville, c’est celui du Gay-Power , immense et lumineux, qui domine le carrefour
Harvey Milk , au carrefour de Castro et de Market et ses nombreuses versions réduites sur les avenues,voitures, fenêtres etc…
Sur certains de ces drapeaux arc-en-ciel, on a ajouté une bande noire : c’est
le Victory Over AIDS Flag , rappelant les ravages de la maladie (il y avait au pire de la crise 3 morts par jour du SIDA à San Francisco) et l’espoir de guérison.
Enfin, en juin, au moment de la Gay Pride, on verra se dérouler au dessus de Castro sur les pentes de Twin Peaks, l’immense triangle rose, symbole comme l’étoile jaune pour les Juifs , de la persécution des homosexuels par les Nazis.

Wednesday, December 14, 2005

Les lumières de la ville

On aime ou on n’aime pas les abondantes décorations lumineuses qui fleurissent partout, aux Etats-Unis plus encore qu’ailleurs à cette époque.
Mais je suis une inconditionnelle de celles de San Francisco : chaque année, les gratte-ciel du Downtown ( et de nombreuses maisons individuelles) sont illuminés de guirlandes blanches qui soulignent leurs arêtes : c’est simple et élégant. Le spectacle est particulièrement beau depuis Treasure Island , au milieu du Bay bridge, ou depuis les ferries qui traversent la baie.
Il y a aussi certaines super décorations délirantes ..... il y en a pour tous les goûts!Les esprits chagrins penseront aux accords de Kyoto (ou à l’absence d’accord !) . Pour une fois, j’ai envie de relativiser et de profiter tranquillement de cette énergie dépensée. Sur l’année, c’est minime, et c’est superbe!
Photo des gratte ciels : SF Chronicle, photographe Frederic Larson

Tuesday, December 13, 2005

Schwarzenegger a dit non

Malgré la pression nationale et internationale
Schwarzenegger a refusé la grâce de Tookie Stanley Williams
comme il l'avait fait déjà pour deux condamnés.

Williams a été exécuté par injection à 0h 36.

Monday, December 12, 2005

Black tie ou... la marche des pingouins

J’étais hier à l’une de ces soirées dites " black tie " qui vont en se multipliant quand on s’achemine vers l’hiver, avec souvent pour objectif de lever de l’argent pour une institution, et qui peuvent réunir plusieurs centaires de personnes.
Les messieurs y portaient tous le tuxedo (voir la figure ci dessous).
Côté dames, la plus grande souplesse autorisée conduisait à une diversité certaine : à côté de robes fourreau souvent lourdement pailletées, on pouvait voir une robe longue en taffetas vert pomme agrémenté d’un énorme nœud-nœud sur l’arrière côtoyer des haillons prune habilement découpés dans des tissus très transparents dont seul le nombre de couches superposées assurait la pudeur indispensable.
Sur la piste de danse, un couple d’hommes en tuxedo valsait dans l’indifférence générale…
Conformisme et liberté, l’une des contradictions de cette ville…

Friday, December 09, 2005

Frustrations d'expat'

Souvenirs..
Elle est accro aux saucissons. Trois fois par an, pendant des années, elle est partie en France avec toutes ses paires de chaussures. Et pendant des années, son charcutier français lui a fabriqué des saucissons du 38 qui sont entrés à San Francisco comme embauchoirs dans les chaussures.
Jusqu’au jour où le service des douanes a décidé d’un “random-check”(un contrôle au hasard) sur les bagages du 42è passager du vol en provenance de Paris.
Le 42 ème passager, c’était elle.
Embauchoirs saisis, amende...
Au voyage suivant, à son passage à l’immigration, quand l’employé a entré son nom dans l’ordinateur, celui-ci a affiché en lettres qui flashent “violator”. Petit geste de l’employé. Ses bagages ont été passés au peigne fin.
On ne rigole pas avec l’hygiène alimentaire à l’aéroport de San Francisco. Avec le reste non plus d’ailleurs.

Wednesday, December 07, 2005

Le crabe de Dungeness est arrivé !

Avec le Golden Gate Bridge et les cable-cars, c’est le troisième emblème de la ville.
Il y a un peu de retard, les pêcheurs attendaient qu'un prix correct soit fixé, c'est fait, depuis une semaine la saison des crabes a commencé.
Les touristes le mangent décortiqué sur le Fisherman’s Wharf, presque comme du caviar(tant pour le prix que pour la quantité!).
Les résidents l’achètent tout cuit dans un bon supermarché (c'est mon cas, j'adore!).
Les puristes vont sur le port d’Half Moon Bay ou à Bodega Bay le dimanche à l’arrivée des bateaux de pêcheurs et comparent leurs recettes pour le faire cuire.

Touristes crabophiles, osez, changez de catégorie! Prenez le bus n°1 en ville sur Sacramento jusqu’à Steiner (Mollie Stones) ou Franklin (Whole Foods) – le second magasin est un peu plus cher mais vaut le coup d’œil.
Achetez vous un rouleau de sopalin et votre crabe qu’on vous cassera très volontiers (Can you crack it for me ?) et dégustez à pleines mains dans votre chambre d’hôtel.
Un souvenir de plus et non des moindres…

Monday, December 05, 2005

Le café de la presse

En face du Tori à l’entrée de Chinatown sur Grant, à 200m du consulat de France, le Café de la Presse a rouvert après ses travaux.
Nostalgie des Français…Non pas à cause des travaux, mais des dimanches d’élections : la communauté française s’y retrouvait à 11 heures dans une salle comble pour suivre sur grand écran les estimations du JT du 20 h à Paris. L'occasion de retrouvailles et de parlottes. Un tranquille mouvement de foule les conduisait ensuite au consulat pour voter tout en commentant tandis que des estafettes continuaient à apporter les derniers ajustements….Tout un rituel...
Depuis le référendum du 29 avril 2005, la loi a changé et les Français de l’étranger votent le samedi. Leurs votes sont décomptés pour les estimations du JT de 20 heures du dimanche soir. Ils sont devenus des Français à part entière.

Friday, December 02, 2005

Exploratorium: une curieuse histoire

Si l’originalité de l’Exploratorium est bien connue, les circonstances de sa naissance le sont moins mais tout aussi extraordinaires. En résumé , on peut dire que l’Exploratorium est un produit dérivé … du Mac Carthysme. Suivez-moi bien.
Son fondateur a été Frank Oppenheimer, physicien, (celui qui a participé au projet Manhattan sous la houlette de son grand frère Robert).
Après Hiroshima et Nagasaki , le petit frère était devenu professeur de Physique à l’Université du Minnesota, mais l’arrivée de Mac Carthy au début des années cinquante a mis fin brutalement à sa carrière universitaire. Motif : il avait été membre du parti communiste pendant un an en 1936, au moment de la guerre d’Espagne .
Privé aussi de son passeport, il ne put que s’installer dans un ranch dans le Colorado. A partir de 1957 , la phobie communiste s’estompant et la fibre physicienne le titillant, il fit un retour discret vers la scène scientifique en enseignant la physique dans un petit lycée local, puis à l’université du Colorado. C’est là qu’il développa ses premières manips avant de les regrouper à San Francisco dans ce qui était à l’époque un hangar vide, le Palace of Fine Arts.

Thursday, December 01, 2005

L'exploratorium

D’accord, il pleut, mais ce n’est pas la fin du monde… Il reste l’Exploratorium.
On est toujours un peu dérouté en entrant dans cet immense hall sombre, sans autre repère qu’une grande mezzanine plaquée au milieu comme un moka et sur le côté, bien visibles, les coulisses de l’atelier où on construit les manips’.
Deuxième impression : c’est le calme qui y règne, quels que soient la fréquentation et l’âge des fréquentants : pas de gosse qui hurle, même quand tous les centres aérés de la terre semblent s’être regroupés là.

En avançant, on découvre ce qui a fait la spécialité de la maison : des expériences et des manipulations souvent spectaculaires et déroutantes, qu’on peut regarder, toucher, faire bouger en toute liberté (et pas forcément comme l’a prévu le concepteur de l’expérience !). Fauteuils roulants et poussettes se mêlent aux valides autour de l’un ou l’autre des éléments d’exposition, tous sont perplexes et/ou enthousiastes.

Une créativité et une innovation toutes san-franciscaines qui en ont fait le modèle des musées «hands on » depuis son ouverture en 1969. Certaines de ses « exhibits » ont été expédiées dans une quarantaine de musées aux quatre coins du monde (entre autres à notre chère Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris…).

Wednesday, November 30, 2005

Noël en vue

Même pour les distraits, c'est quand même limpide: Noël en vue!!!!

Monday, November 28, 2005

Le couloir de la mort

L'exécution de Stanley Williams est prévue le 13 décembre 2005 à la prison de San Quentin au Nord de la baie de San Francisco. Les associations se mobilisent pour obtenir sa grâce auprès d'Arnold Schwarzenegger, gouverneur de la Californie.
C'est le moment de rappeler certaines dates:

- 1972: la Cour Suprême abolit la peine de mort.

- 1976: Celle-ci est rétablie.
- 2005: 14 états rejettent la condamnation à mort, plusieurs autres ne l'appliquent plus de fait par des biais juridiques divers. Et certains chiffres:
- près de la moitié des condamnés à mort emprisonnés sont dans les états de Californie (648), au Texas (414) et en Floride (648) .
- chiffres de juillet 05 .
- La 1000è exécution depuis 1976 pour les USA va avoir lieu prochainement.
Pendant la même époque, il y a eu 11 exécutions en Californie (en fait à partir de 1992 : il n'y avait pas eu d'exécutions entre 1976 et 1992) et 355 au Texas.
- 1% des condamnés à morts en Californie sont exécutés.
40% des condamnés au Texas le sont.
- Les noirs représentent 13% de la population américaine, 42% des condamnés à mort, 32% des exécutés.

Saturday, November 26, 2005

Black Friday, la fièvre du vendredi noir

Une fièvre d'achat s'est emparée de San Francisco hier, Union Square était bondée, les grands magasins étaient ouverts depuis 6 heures ce matin, beaucoup se sont rendus à 5 heures à Best Buy ou Circuit city, etc.. pour profiter des promotions géantes.
Black Friday, le plus grand jour d'achat de l'année avec le samedi avant Noël, est dit-on un baromètre économique révélateur de la consommation de l'année.
J'ai longtemps cru que le Black Friday était dit black parce que les magasins étaient "noirs de monde". L'expression viendrait du temps où les cahiers de comptes défaillants des commercants passaient de l'encre rouge vers l'encre noire, à cette période de cadeaux de fêtes de fin d'année
(voir l'explication de
Inside the USA l'année dernière).

Wednesday, November 23, 2005

Restez cool devant la dinde

Evidemment il y aurait de quoi paniquer, c'est l'animal emblématique de Thanksgiving ! Benjamin Franklin aurait écrit en 1784 qu'il aurait bien vu la dinde (en fait le dindon sauvage à l'époque ... beaucoup moins stupide paraît-il) figurer sur le drapeau américain à la place de l'aigle.. Il a dû se ressaisir depuis puisqu'il n'en est rien heureusement!
Le "Holiday guide" de Thanksgiving est certainement dans tous les canards (!) locaux (moi je le lis sur SF Chronicle évidemment), et vous pouvez sans doute trouver dans le vôtre le "Basic Planning Guide", sorte de remake local du Larousse Ménager pour ménagères dépourvues de cerveaux..
Si vous avez peur d'oublier quelque chose au moment du compte à rebours, une semaine avant, deux jours avant, et le fameux jeudi, suivez le programme à la lettre, tout y est consigné.
La première décision à prendre est de savoir le style de repas que vous voulez: servi à l'assiette, en buffet, ou en "family style" (au plat, comme en famille).
N'oubliez pas de dénombrer vos assiettes et couverts assortis, et de prévoir chaque récipient. Réfléchissez à la décoration de la table, au nombre de bougies et décorations à prévoir, etc. Interrogez vous sur les goûts de vos invités. Certains sont-ils végétariens? allergiques? etc...
Ressentez-vous une quelconque appréhension à l'idée de cuire cet énorme volatile? L'auriez vous disposé à l'envers dans le plat? Vous n'arrivez pas à retourner votre bête? Se serait-elle coincée dans le four? Pas de panique! une Turkey hotline est à votre disposition, avec une liste de numéros couvrant tous les fuseaux horaires des USA, où les grosses fermes reproductrices et des associations vous répondront 24 h sur 24!
Si vraiment vous angoissez trop, Safeway vous propose l'option turkey précuite ("Fast! only two hours!") et nombre de magasins bienveillants vous fourniront le repas complet en barquette!
Enjoy!

Saturday, November 19, 2005

Thanksgiving

Une fébrilité heureuse monte un peu partout : jeudi prochain, c’est Thanksgiving. Pour l'occasion, les Américains parcourent traditionnellement le pays pour retrouver leur famille. Billets d’avions réservés très longtemps à l’avance, aéroports surchargés mercredi pour les uns, les courses à faire pour les autres…. Un rituel.
Nous ne nous sommes jamais vraiment sentis concernés par la dinde des ancêtres, et pour cause, et nous avons souvent profité du long week-end pour explorer le pays. Mais chaque année, plusieurs familles amies américaines se sont souciées de vérifier que nous n’étions pas seuls ce jour-là.
J’aime beaucoup Thanksgiving, (pas vraiment l’inévitable la dinde farcie, la purée-broccoli avec ou sans petits pois, ni la tout aussi incontournable tarte au potiron) mais le sens de cette fête, la plus belle pour moi des nombreuses fêtes américaines. Un peu l’Amérique comme on aimerait qu’elle soit toute l’année. A l’opposé de la caricature qu’on fait des Américains, pas tout à fait fausse, mais loin d’être vraie.
Une fête sans cadeau.
Une fête qui commémore le moment où ces futurs Américains ont eu besoin de la dinde des Indiens pour survivre.
Une fête qui fournit à chacun l’occasion de remercier publiquement pour ce qu’il doit aux autres : bien sûr, remerciements des hôtes pour les invités qui viennent souvent de loin, des invités pour l’hôte qui les reçoit, mais surtout remerciements des enfants pour leurs parents qui paient leurs chères études à l’université, d’une personne pour un ami qui l’a aidée, des Juifs pour le pays qui les a accueillis...
Ses limites : c’est une fête caucasienne plus que de l’Amérique tout entière. Des Latinos nous l’ont dit: "On est content des jours de congé, mais nous, on attend Noël. Thanksgiving, c’est bon pour les Gringos ! ".

Friday, November 18, 2005

Balade végétarienne à Berkeley

On est à une semaine de Thanksgiving, il est grand temps d’entreprendre la petite diète indispensable avant le marathon des fêtes. Une balade à Berkeley s'impose.
On y trouve plusieurs super-marchés de légumes et de fruits stockés en abondance, mais le plus beau, c'est Berkeley Bowl (2020 Aragon street).

Avis aux amateurs de raves et de choux! Choux fleurs violets, jaune d'or et vert vif , choux de Bruxelles en vente exclusivement sur leurs énormes tiges, dix variétés de papates douces, pommes de terre violettes, noires, bleues, blondes ou pourpres, sans parler des fruits, baies, et plein d'autres végétaux extraordinaires...

Un régal pour les yeux et pour les papilles!
Le tout à des prix plutôt raisonnables pour la Baie.

Thursday, November 17, 2005

Durs de la feuille, les Rolling Stones?

Dimanche soir, impossible de dormir du sommeil du juste .
Motif : respectant la tradition, les Rolling Stones terminent leur tournée mondiale au Pac-Bell, et le son butant sur la colline qui surplombe Noe Valley revient submerger la ville à plusieurs miles autour du stade.
Les plaintes pleuvent, ... par téléphone, et dans le Chronicle, avec cette phrase percutante d'un mécontent: "Ce n'est pas parce que les Rolling Stones sont trop vieux pour entendre leur musique que cela les autorise à être aussi bruyants"!
(Les photos sont de Lea Suzuky du SF Chronicle)

Tuesday, November 15, 2005

JC Decaux

Le Français dont les affaires ont le plus d’incidence sur la vie du San franciscain moyen au quotidien est sans doute J.C. Decaux.
S’il vient de perdre le marché de New-York, il y a bien longtemps que les San Franciscains ont découvert ses édicules hygiéniques qu’on a appelés un temps à Paris les Chiraquettes.

La municipalité de l'époque pensait en les installant résoudre les problèmes d’hygiène liés au grand nombre de SDF à proximité immédiate du Civic center, sans réaliser que les 50c à payer pour leur utilisation étaient hors de portée des personnes auxquelles ils étaient destinés.

Alors, la municipalité a séparé les deux problèmes. Elle a transféré les "SFDecaux" dans les quartiers touristiques et elle a mis le street-cleaning, (le nettoyage de la rue et de ses trottoirs au Karscher) la nuit entre 2 heures et 6 heures du matin dans le quartier du Civic center.
Non, il n’y a plus de SDF autour de la mairie…

La municipalité a changé, mais la saga continue : c’est maintenant l’installation du dernier bébé Decaux dans le quartier de Haights Ashbury qui agite les esprits : à proximité du magasin dédié à Jerry Garcia et ses Grateful Dead ? On frôle le sacrilège.

Sunday, November 13, 2005

Danielle Steel

Je n’ai pas résisté ; j'ai fait allusion devant ces dames américaines à la présence, cette fois encore, du dernier livre de Danielle Steel ( Toxic bachelors) sur la liste des best-sellers du New York Times. Et comme prévu, ça a marché…

Chacune y est allée de son conseil : « Surtout ne perdez pas votre temps à lire ça, c’est de la prose d’aéroport » » (c’est vrai qu’on la trouve dans tous les aéroports et même dans les relais H du RER parisien), « Je m’interdis de le lire », une autre décoche une dernière flèche : «D’ailleurs, cette fois, elle a changé de style par rapport à ces bouquins précédents, elle se place du point de vue des hommes » (Tiens, comment le sait-elle ?).
Danielle Steel, une femme tout en chiffres : 5 maris, 9 enfants, plus de 60 romans, 530 millions d’exemplaires, traduits en 28 langues, diffusés dans 47 pays etc…

Elle habite la plus grande maison de San Francisco sur les hauteurs de Pacific heights, celle qu’on appelle le Parthénon de l’Ouest, qui a été construite par les Spreckels, les magnats du sucre…
Pire, dans cette capitale de la cigarettophobie, elle fume dans toutes les réceptions avec un long fume-cigarette qui semble sorti du Cotton-Club et personne ne bronche..
Oui, une figure. Only in San Francisco.

Friday, November 11, 2005

Zen

Zen, face au Pacifique, mais tout de même…
avec le walkman sur les oreilles…

Wednesday, November 09, 2005

Vous avez une arme?

250 millions d’armes dans le pays pour 250 millions d’habitants, une par habitant en comptant les nourrissons, les aveugles, les manchots, les parkinsoniens etc.
Mais cette fois, c’est fini à San Francisco. Les électeurs ont voté hier à près de 60% pour l'interdiction de la possession et du commerce d’armes à l’intérieur des limites de la ville. Les armes devront être rendues d’ici le 1er avril. La NRA compte bien faire appel (La National Rifle Association regroupe 3 millions d’adhérents et défend la liberté d’être armé, droit qui d’ailleurs est stipulé dans un des articles de la Constitution) mais comme Chicago et Washington D.C. ont déjà pu interdire les armes, on peut espérer que cette demande n’aboutira pas.
Les San Franciscains ont aussi voté (score comparable) contre la présence des recruteurs de l’armée dans les lycées et les colleges universitaires.

De Young, un musée sur mesure

Le nouveau musée De Young a ouvert ses portes mi- octobre et je suis enthousiaste.
Les architectes suisses Herzog et de Meuron signent ici un bâtiment controversé mais qui place le musée dans la ligne des grands bâtiments contemporains mondiaux.
La référence en matière de musée récent à San Francisco était jusqu'à maintenant le musée d'art moderne, le MOMA, signé par Mario Botta (déjà un Suisse), un édifice de briques rouges symétriques qui s'insère parfaitement dans le tissu urbain. Chez Botta, on est protégé de la ville, les lumières sont zénitales, ou diffusées par des ouvertures étroites latérales, les espaces sont symétriques, la géometrie dégage une certaine spiritualité, c'est un espace harmonieux, avec une beauté froide, qui convient bien pour les expositions contemporaines.
Au musée de Young inséré dans le magnifique Golden Gate Park, le concept est inversé.
Ici règnent le cuivre, le minéral, les polymères : planchers et plafonds en bois rouges, murs gris colorés, espaces étroits en biais, ou blancs immenses. La nature entre largement dans le musée.
Chaque collection est mise en scène avec minutie, la collection contemporaine cohabite sans heurs avec l'époustouflante collection d'art océanique mise en valeur dans une pénombre magique, les tableaux et objets classiques bénéficient de leurs salles convenues (ces salles typiques de musée, rectangulaires, à éclairage zénithal central, qu'on trouve dans tous les musées classiques du monde), mais les murs n'ont jamais la même couleur.
Les architectes parlent de mouvement liquide entre les salles; je parlerais plutôt d'harmonie , quand on oublie le lieu, où collections et espace ne font qu'un, où la pensée n'est pas entravée par un style particulier.
Bref! un lieu à s'approprier, à voir et revoir, pour dix minutes ou une demi- journée, un musée à vivre. Vous avez compris, j'adore...
Les architectes Herzog et de Meuron réaliseront le nouvel édifice du Parrish Museum à Long Island, musée spécialisé dans l'art américain du 20 ème siècle. Alors, rendez-vous là-bas en 2009!

Monday, November 07, 2005

The Tactile Dome

L’obscurité y est totale, tout comme le silence grâce à une isolation phonique parfaite. Le but du jeu est de parcourir un labyrinthe en trois dimensions aux revêtements variés en utilisant uniquement le sens du toucher et les informations de ses muscles.
Une très forte impression.

Claustrophobes s’abstenir.

Où ? A l’Exploratorium, le musée scientifique sur la Marina.

Friday, November 04, 2005

Le stationnement à San Francisco

Se garer dans San Francisco, c’est un peu ( toutes proportions gardées !) comme faire décoller un Airbus.
Il faut avant toute décision définitive vérifier sa check-list :
- Ne suis-je pas à proximité d’une borne à incendie?
- Est-ce que je n’empiète pas, ne serait-ce que de 20 cm sur un arrêt d’autobus ?
- Quelle est la couleur de la bordure du trottoir ? rouge (interdit), jaune (pour les livraisons), bleue (pour les handicapés) verte (pour dix minutes seulement), blanche (uniquement pour embarquer ou débarquer des passagers) .
- N’est-ce pas le jour du street-cleaning ? (il arrive que des amendes tombent dans la tranche horaire du nettoyage de la rue, même après le passage des machines !)
- Ne suis-je pas sur une rue à circulation rapide où tout stationnement sera interdit à partir de 15 heures ?
- Si je suis dans une zone à stationnement gratuit mais limité, s’agit-il d’une zone à deux heures ou une heure ?
- Si je suis dans une zone à parcmètres, je dois me rappeler qu’il est "illégal de nourrir le parcmètre ", traduire " remettre des sous une fois que le temps est dépassé ". Tout le monde le fait (surtout les français !) mais…
- Si la rue est en pente, ai-je tourné mes roues ? dans le bon sens ?
Si c’est tout bon, allons-y !
N.B. Oui il existe des parkings payants. Prix minimum 1$ de l’heure, parfois 1$ les
12 minutes,.... quand ils ne sont pas complets.

Wednesday, November 02, 2005

Breaking news

Branle-bas de combat chez les perroquets de Telegraph Hill. Les arbres qui les abritent sont malades et devraient être abattus. Mark Bittner a réussi à faire arrêter la coupe après l'abattage du premier. La presse s'agite, la télévision commente, la ville bruisse... Si les choses empirent, je vous tiendrai au courant!
Landerneau sur la Baie...

Big brother

A chaque fois que je sors du parking de l’aéroport de San Francisco, j’éprouve un certain malaise en constatant que les heures d’entrée et de sortie figurent sur le ticket, mais aussi le numéro d’immatriculation de ma voiture…
Non seulement Big brother veille, mais il le fait savoir.