Saturday, October 21, 2006

Murals

Des murals, il y en a dans toute la ville, j'adore!
Si vous les aimez bien style latinos, aux couleurs vives, au trait naïf et au militantisme souvent féroce, allez sur la 24th street entre South Van Ness et Guerrero street, sans oublier la petite Balmy Alley.Si vous les préférez plus modernes et plus durs, voyez ceux de Clarion street à l'angle de Valencia street (même si le poste de police n'est pas loin, n'attendez pas la tombée de la nuit!)
Enfin, si le grandiose est votre truc, rendez-vous au City College sur Ocean avenue pour voir celui de Diego Rivera.
N'oubliez quand même pas celui qui est au coin de Stockton et Broadway, c'est mon préféré, même s'il est en cours de restauration...

Wednesday, October 18, 2006

La Xanadu Gallery

Je sais bien que ce n'est pas la même époque, mais pour moi, le MOMA de Mario Botta ne fait pas le poids face à l'harmonie de cette façade. Franck Lloyd Wright signe là en 1948 un petit bijou, le V.C.Morris Gift Shop, actuellement la Xanadu Gallery, avec sa rampe intérieure hélicoïdale et les luminaires d'époque. Il faut penser que Maiden Lane n'avait certainement rien à voir à l'époque avec cette large allée piétonnière actuelle, difficile d'imaginer le centre en ce temps-là. La galerie d'antiquités est ouverte au public.

Saturday, October 14, 2006

Deux pour le prix d'un?

Only in San Francisco, le MOMA ? monsieur Botta me feriez-vous mentir?
Le MOMA (1994)
La cathédrale d'Evry (1994)

Wednesday, October 11, 2006

Le Chronicle veille pour vous!

Les mauvaises langues disent du San Francisco Chronicle, "le" quotidien du matin de la ville, qu'il copie ses informations "sérieuses" dans le New York Times. Elles ajoutent que, pour le reste, il a pour objectif (ou pour effet) de conforter les San Franciscains dans l'idée qu'ils vivent dans le meilleur endroit du monde.
Mais qui aime bien châtie bien. Il a chaque jour une rubrique, le Chronicle Watch, faisant l'inventaire de ce qui ne va pas en ville en matière de service public ; un nid de poule, une signalisation mal entretenue, un écoulement d'eau sous un tunnel.... Chaque incident est signalé au service municipal compétent par le journal qui publie le nom de la personne responsable, avec adresses postale et électronique, éventuellement son numéro de téléphone, avec de temps à autre des rappels si la réparation n'a pas été faite, avec le nombre de jours de négligence....
Et si on instituait ça en France?

Saturday, October 07, 2006

Quand San Francisco joue à Los Angeles...

La palmomania qui se manifeste dans la ville ces derniers temps lui donne des petits airs de Los Angeles. Mais rassurez-vous, c'est juste pour rire!

Wednesday, October 04, 2006

l' Eclipse dans l'hôtel

Le Hyatt Regency est assurément devenu l'un des lieux incontournables de San Francisco. Le building reste en apparence anodin, inséré dans le quartier d'Embarcadero si vous ne prenez pas le temps d'y rentrer. Mais à l'intérieur l'effet est saisissant, quand on se tient dans ce volume particulier de l´atrium vertigineux de 17 étages avec sa sculpture sphérique. Fameuse, cette 'Eclipse' du sculpteur Charles Perry, le roi de la sculture cinétique, un fou de mathématiques le gars! L'effet est trés réussi, la lumière joue dans les lames de la sculpture, on ne se lasse pas! N'oubliez pas de faire un petit tour au restaurant l'Equinoxe tout en haut, il y a un panorama impressionnant sur la ville.

Sunday, October 01, 2006

Ross Alley

Petit tour à Ross Alley, une de ces ruelles du vieux Chinatown, telles qu’elles étaient au moment de la ruée vers l’or, si étroites qu’une voiture ne peut y entrer, la lumière non plus d’ailleurs. La plus attrayante sans doute, avec son fleuriste qui pour les grandes occasions fait des bouquets de fleurs artificielles avec des billets de banque, et surtout sa fabrique de « fortune-cookies » qui déverse dans la rue de bonnes odeurs de pâte sablée. Une once de douceur dans un monde de brute !

Nota: Non, l'invention de ces petits gâteaux cachant un message sur une bande de papier ne vient pas de Chine. Elle vient... de San Francisco, juste après la première guerre mondiale! Et la machine qui permet de les faire (presque) automatiquement ne date que de 1964.
Si vous voulez que le petit papier à l’intérieur de vos Fortune-cookies soit coquin, demandez des French Fortune cookies.

Wednesday, September 27, 2006

La bande des quatre

Aucun chercheur d’or n’a laissé son nom dans l’histoire pour avoir fait fortune avec le précieux métal, par contre tout le monde ici les connaît, au moins parce que leurs noms sont attachés maintenant à des bâtiments : l’hôtel Mark Hopkins, l’hôtel Huntington, la galerie Crocker et, dernière mais pas la moindre, l’Université de Stanford.
Qui étaient ces quatre qu’on a appelés les big four? Les vrais gagnants de la ruée vers l’or , ceux qui ont réalisé très vite que toute cette masse humaine devait être nourrie, équipée et plus encore, transportée et qu’il y avait là des «affaires à faire »...
Arrivés en Californie en bateau au début des années 1850, Mark Hopkins, Collins Huntington, Charles Crocker et Leland Stanford , sans doute le plus brillant des quatre, ont été les premiers grands entrepreneurs de la région. Après avoir fait du «business» à Sacramento, ils se lancèrent dans la construction du train qui traversait tout l’ouest, Rocheuses et Sierra Nevada jusqu’à Sacramento.
Quand tout a été achevé en 1869, il fallait 6 jours et demi pour passer d’une côte à l’autre (à comparer avec la traversée du pays en wagons à cheval, au trajet en bateau avec traversée par la terre l’isthme de Panama pour passer de l’Atlantique au Pacifique, ou au trajet des bateaux qui faisaient le tour par le Cap Horn….)
Le père du projet était Théodore Judah, mais écœuré par les méthodes de la bande des quatre,il vendit ses parts et quitta le projet.
Car les quatre étaient quelque peu approximatifs sur la morale : ils ont corrompu géologues et experts, faisant surestimer les frais (en remplaçant les plaines par des montagnes sur les devis !) et exploité les immigrés chinois pour arriver à leur faire poser 530 miles de rails en 293 jours ! Bref, des requins d’envergure...

Saturday, September 23, 2006

Le chemin de la rivière Lobos

En bordure Nord du Presidio, vers la 15ème rue, au fond d'une aire en friche avec un parking devant un hopital desaffecté, commence un sentier boisé aménagé qui descend doucement sur un petit vallon, où la rivière Lobos prend sa source (hélas protégée par un vilain grillage jusqu'a la route... et l’accès en est seulement possible sur rendez-vous).
Petit ruisseau, elle grossit peu à peu, passe sous la route, serpente sous la végétation aquatique avant de se jeter un kilomètre plus loin dans l’océan, à l’extrémité Sud de Baker Beach. Ce chemin botanique restituant la flore initiale du coin a été aménagé par des bénévoles; il est très fréquenté par les écoles car il représente un écosysteme complet en réduction. Mais la balade dans le vallon est pleine de charme, suivez la petite rivière le plus loin possible avant de rejoindre le Pacifique vers la droite à travers les pins.

Thursday, September 21, 2006

Grace cathedral

Vue de loin, elle ressemble à Notre-Dame de Paris (non, ce n'est pas un hasard). De plus près, elle a un petit air pas terminé, avec un portail qui attire l'œil : c'est une copie (réalisée avec les mêmes moules) du portail du baptistère de Florence par Ghiberti. En entrant, on trouve un labyrinthe de méditation copié sur celui de Chartres.Pas très original tout ça! Mais quelle autre cathédrale présente des fresques historiques modernes (la création des Nations Unies en 1945), et plus particuliers encore, deux vitraux de la nef figurant Einstein et Amstrong, (les premiers tout en haut à gauche et à droite). Only in San Francisco, non?

Monday, September 18, 2006

Liberty street

Ce que j'aime de Liberty street, c'est l'harmonie de ce petit coin de Noe Valley. J'ai toujours imaginé l'une de ses maisons comme le théatre du dernier roman d'Armistead Maupin...
La rue commence à l'angle de Castro street, dans le quartier gay, par une succession de ravissantes maisons victoriennes parfaites, peintures pimpantes, jasmin grimpant, sous la blancheur éblouissante de la lumière (le mois de septembre est souvent magnifique ici). Puis une grande volée de marches, et du sommet on découvre la petite vallée d'un côté, et de l'autre la baie et le quartier Mission. L'atmosphère change peu à peu, Liberty se divise encore, quelques escaliers plus loin, pour atteindre le quartier mexicain.

Thursday, September 14, 2006

La bière à San Francisco

Avez-vous dégusté la bière de San Francisco? Il y a quelques brasseries artisanales dans la ville, et on peut parfois apercevoir les alambics dans les restaurants (Thirsty Bear par exemple à coté du MOMA). Mais la bière Only in San Francisco c'est Anchor Brewing. Cette petite brasserie, créée en 1896, se targue d'être la fondatrice de la bière artisanale en Californie. Jusque là, la bière venait de la côte est, souvent via le cap Horn. D'incendies en tremblements de terre, l'entreprise a connu des hauts et des bas, avant de se développer vraiment sous la houlette d'un jeune diplômé de Stanford dans les années 60. La petite fabrique est localisée sur Mariposa Street ; elle concocte et produit huit bières différentes, et quelques alcools dérivés. Dave vous y accueille pour parler de leurs produits, des conceptions et des goûts différents de leurs bières, de leur passion pour le métier. Bien plus tard, après quelques coups généreux de manettes, histoire de goûter et de comparer tous les breuvages, il vous emmènera humer les superbes alambics de cuivre et vous conduira vers les grands bacs mousseux, le stock des herbes odorantes, et enfin la petite usine d'embouteillage.
Il faut prendre rendez-vous, mais même si vous croyez ne pas aimer la bière, n'hésitez pas!

Monday, September 11, 2006

Jamais en France !

Les « Français de France » n’en croient pas leurs yeux quand on leur montre les nombreux carrefours avec 4 stops . Tout le monde s’arrête et c’est le premier arrivé qui repart ! Oui, oui, ça marche !

Friday, September 08, 2006

Baker beach

Baker beach est la plus belle plage de San Francisco avec cette vue splendide du Golden Gate Bridge. et aussi la plus typique de la ville par la population qui la fréquente....Comme sur toutes les autres plages et malgré le vent, s'y retrouvent des familles, des propriétaires de chiens, des pêcheurs en grosse parka et cuissardes debout dans les vagues, mais c'est aussi la plage nudiste des gays. Les plus âgés l'arpentent de l'eau vers le haut ; d'autres, plus discrets, se montrent un peu quand même.
Le plus déroutant dans ce lieu,c'est la diversité des estivants qui s'y côtoient dans la plus parfaite indifférence....

Monday, September 04, 2006

Ben,oui!

Ce qui devait bien arriver un jour arriva : Geneline et les siens, par vagues successives, ont quitté finalement San Francisco pour l'Europe. Pire, Gene et Line ne sont plus dans le même pays!
Le sevrage est rude, alors je me soigne!
1) Mes ordinateurs s’ouvrent sur la page météo de San Francisco.
2) J’ai mis le site du Chronicle www.sfgate.com dans mes favoris.
3) Et comme j’ai encore beaucoup de choses à dire sur cette ville, j’ai décidé de ne pas fermer ce blog tout de suite.
Bonne rentrée à tous, sur tous les continents…. Et à très bientôt!...

Thursday, July 27, 2006

San Francisco à Paris

Je pars en vacances pour quelques semaines, mais en cherchant bien, il y a toujours moyen d'être à San Francisco, même dans Paris!Bon été et à très bientôt!
Restaurant San Francisco: 1 rue Mirabeau 75016
Librairie SF book CO :17 rue Monsieur le Prince Paris 75006

Saturday, July 22, 2006

Le dollar des sables

Les accros arpentent la grande plage sur le Pacifique pour trouver intacts ces oursins particuliers, aplatis et sans piquants de grande taille. Certains leur mettent un ruban rouge et vert pour les suspendre dans les arbres de Noël.

Wednesday, July 19, 2006

Oak X Divisadero

Ma voiture est sale. Il a plu assez pour y coller la poussière mais pas assez pour la laver, l’intérieur a accumulé le sable de la plage et les miettes du goûter des enfants, les enjoliveurs sont incrustés de crasse. J’ai honte! Heureusement, il y a le car-wash au coin de Oak et de Divisadero, classé meilleur car-wash de la ville par les lecteurs du Chronicle.
J’avance la voiture sur le parking et la laisse moteur tournant. Je choisis mon programme de lavage en précisant la senteur du produit de nettoyage, menthe, citron, jasmin etc... ! J'ai un petit quart d’heure pour payer et m’installer sur l'un des bancs au soleil afin de regarder le ballet des uniformes noirs et rouges, cela me fascine toujours!
Quatre tubes d’aspirateurs se précipitent à ses portières. Elle est ensuite shampooinée avant qu'un chauffeur la mène dans le tunnel de lavage. A sa sortie, dégoulinante, elle est prise en mains par quatre nouveaux équipiers qui l’essuient, la bichonnent, astiquent les roues, tandis que deux autres, pulvérisateurs à la main frottent l’intérieur : vitres et portières, pare-brise avant et arrière, tableau de bord. C’est déjà fini. Je remonte dedans, elle rutile, elle sent bon…..

Sunday, July 16, 2006

La faille de San Andreas

Elle est associée dans tous les esprits à la Californie même si on la voit peu.
Bien visible pourtant de l'avion entre San Francisco et Los Angeles, mais qui regarde?
Bien repérable sur la carte de la région de San Francisco, avec au Nord la Tomales Bay et au Sud Cristal Springs reservoir, en dépression parce que sur des terrains "mâchés" par les mouvements de la faille et donc érodés plus facilement. Oui, quand on va de la superbe 280 vers Half Moon Bay, on passe de la plaque américaine à la plaque pacifique. Impressionnant, non?
Mais si vous voulez "la" voir, allez au Bear Center dans le Point Reyes national Seashore; l'écartement (6m environ) des deux piquets bleus sur le chemin balisé vous permet de visualiser le glissement des deux lèvres de la faille au moment du tremblement de terre de 1906.
San Francisco et Los Angeles, les deux sœurs ennemies sont de part et d'autre de la faille. Los Angeles remonte irrésistiblement vers le Nord et si "tout se passe bien", les deux villes se retrouveront face à face au même niveau dans, disons, une petite dizaine de millions d'années!

Wednesday, July 12, 2006

Fête nationale à Euskal Etxea

Comme ces dernières années, le comité français a célébré la fête nationale un peu en avance dans un bâtiment, à première vue écrasé et sans caractère, dans un quartier d’entrepôts et de petites usines dans South San francisco. Il porte sur son fronton cette mention sibylline : Euskal Etxea, et celle, plus explicite de "Basque Cultural Center"
C'est en fait le cœur d'une communauté bien vivante qu'on découvre en entrant : à gauche, un fronton couvert qui offre entraînement et matches à la pala ou au chistera, à droite le restaurant, ses piperades et autres spécialités basques. Les habitués parlent basque et l'américain—ils ont souvent oublié le français. Des stages de pelote et de langue basque sont organisés pour les enfants, des groupes de folklore et de chorale pratiquent régulièrement. Pour s'afficher comme Basques, ils portent le béret dans les grandes occasions, et mettent des autocollants basque "Euskadi" sur leurs voitures.
Car n'oubliez pas que les Basques constituent un peuple unique qui prétend venir de la nuit des temps, les Amatchis (grand mère en basque) vous le diront, ils viennent de l'Atlantide..! Beaucoup d'entre eux sont Rhesus négatif, et ont paraît-il un bout de crane plat.... leur langue n'est comparable à aucune autre dans le monde, orale essentiellement, rien que ça!
Les Basques ont voyagé dans le monde entier poussés dehors par la tradition selon laquelle l'aîné de la famille conserve la ferme familiale. La terre pyreneenne étant rude et peu généreuse, la fratrie se dispersait de par le monde, pêcheurs ou éleveurs.
Très adaptables, ils "font souche" comme ils disent dans leur pays d'adoption dont ils apprennent la langue et lorsque leurs enfants reviennent au pays à la ferme familiale durant l'été, parlant bien mieux le basque que leurs cousins d'origine, ils sont tout déçus de ne pouvoir communiquer dans leur langue originale! (il y a aux Etats-Unis une heure d'émission télévisée en basque par jour sur scola)
Ceux de la baie descendent des émigrés venus au début du 20è siècle, essentiellement des bergers venus pour nourrir les bouches de la ruée vers l’or. Ils se sont organisés très vite en une communauté solidaire, avec une mutuelle, tant et si bien que la ligue Henri IV qui regroupe les Basques et les Béarnais de San Francisco est maintenant une association assez riche, propriétaire, entre autres, du bâtiment qui hégerge l’Alliance Française sur Bush street.

Sunday, July 09, 2006

Les odeurs de la ville

L'absence d'embouteillages et le vent de l'océan font de San Francisco un milieu neutre en terme d'odeurs. Du coup, les petits îlots odoriférants ici et là réveillent l'attention et s'associent dans la mémoire aux images de leur environnement.
Mes préférés? Les eucalyptus du Presidio et du Golden Gate Park dont les fortes senteurs s'invitent dans votre voiture si vous la laissez quelques heures sous les arbres, le jasmin le soir dans Noe et Eureka Valley, les bouquets de romarin sur une terrasse de Pacific Heights, des petites fleurs au feuillage gris et à l'odeur poivrée en haut des escaliers ensoleillés de Liberty Street, les senteurs tonifiantes de varech sur Crizzy Field, un des rares points de la région avec des algues, les effluves de café qui ont colonisé les quatre étages de la librairie Borders sur Union square...

Friday, July 07, 2006

Quand Big Brother veille.....

Montez en haut du parking au coin des rues Stockton et Sutter, ou en haut de Macy's en centre ville et jetez donc un coup d'oeil sur le toit des bus et des taxis. Vous comprendrez comment les hélicoptères les repèrent à la verticale pour agir en temps de crise... Revenus au niveau de la rue, vous constaterez que le même numéro est répété sur la carrosserie pour être vu à l'horizontale de face, de derrière, de côté, de trois quarts.....
Petit détail: les voitures de police possèdent le même marquage. Un petit air d'arroseur arrosé ?...
Photos Garmier & Cie

Wednesday, July 05, 2006

Les homeless de San Francisco: un espoir?

Si Willie Brown avait réussi à rendre la place du Civic Center aux touristes, en 2004 le nouveau maire Gavin Newson avait centré sa campagne sur "Care not cash"; l'idée de base était de ne plus donner d'argent aux homeless, mais de leur proposer logement et soins. Le programme s'est mis en place dès son élection : création de logements, permettant pour certaines catégories de cette population de faire sortir la moitié des allocataires du système du simple soutien financier, billet gratuit aller simple pour rejoindre leur région à ceux qui le souhaitent, implication d'un très grand nombre de bénévoles (plus nombreux que les homeless); création de services de conseils, de centres médicaux.... A l'échelle fédérale, 31 villes ont adopté le plan de San Francisco qui a reçu des subventions fédérales accrues par rapport l'année dernière ainsi que de fortes subventions de fondations privées.
Certains homeless restent sceptiques sur l'ampleur de la réussite -"on a trop privilégié les personnes seules par rapport aux familles"mais pour d'autres, "- c'est bien la première fois qu'on essaie de faire quelque chose pour eux".

Tuesday, July 04, 2006

Les chênes de Jack London

A une heure au Nord de San Francisco dans le Sonoma County, se trouve le Jack London State Park, l'une de ces nombreuses enclaves de nature gérées et entretenues par l'état de Californie : dès l'ouverture, les promeneurs sont là, souvent avec leurs vélos, parfois avec leurs chevaux, ou simplement avec leur glacière, pour y passer la journée.
J'aime bien
y aller à cause de sa simple beauté, pour venir humer les odeurs de garrigues, les petits ruisseaux, admirer les beaux chênes centenaires. Et surtout, il y a les souvenirs de Jack London. On y visite les ruines de la gigantesque maison qu'il n'a pas eu le temps d'habiter, le petit musée avec tous les souvenirs religieusement rassemblés par son épouse Chelsea. On peut se demander pourquoi cet aventurier, cet écrivain colossal, a choisi cet endroit si reculé dans la campagne autour du cottage où il a écrit, dit-on, l'essentiel de son oeuvre.

Monday, July 03, 2006

Beau fog d'été...

Bon, il s'agit de prendre son mal en patience, puisque la météo annonce un temps ensoleillé pour demain, n'empêche... il fait bien meilleur quelques miles plus loin....

Saturday, July 01, 2006

Beach Blanket Babylon

Deux pour le prix d’un ! A Paris, il y a les revues musicales d’un côté , les chansonniers de l’autre. A San Francisco, c’est le tout en un, c’est Beach Blanket Babylon, une institution de la ville, une revue qui depuis 30 ans, se perpétue et se renouvelle pour présenter une « mise en boîte » actualisée (les Français ne sont pas épargnés !) . C'est gai, tonitruant, les costumes rivalisent d'imagination; la revue se termine, bien sûr, par une ode à San Francisco.
Au delà des textes et de la musique, la grande spécialité de la maison, ce sont les
chapeaux , colorés, loufoques, immenses et meme animés.Pour les très grands événements, ils sortent de leur théatre, l’occasion unique de les photographier (ci-dessous l’inauguration des studios de George Lucas)