Il y a 9 ans que la grande dictée de Pivot , les Dicos d'or, grand évenement national pendant 19 ans, s'est arrêtée , mais ici, la tradition se perpétue comme dans d'autres petits coins de France...
Etonnant de voir à quel point la dictée fait partie des données de base de notre enseignement au point qu'on est surpris de voir qu'elle n'existe pas dans d'autres langues. Pourquoi? à cause de notre grammaire torturée?!
Thursday, January 30, 2014
Wednesday, January 15, 2014
Transmission verbale dans les vieilles familles san franciscaines
Au cours de nos interviews de San Franciscains pour la réalisation du film, nous avons rencontré des représentants de vieilles familles san franciscaines sur 4 ou 5 générations et j'ai été surprise de l'importance de la transmission au travers des générations dans une ville aussi résolument tournée vers le futur.
Mary nous a rapporté le tremblement de terre de 1906 tel que son grand-père lui avait raconté (elle bien sûr n'était même pas née) avec l'incendie de trois jours qui n'était pas arrivé jusqu'à eux (ils habitaient le quartier de Western Addition).
Cynthia nous a lu journal de sa grand-mère emmenée "en expédition" alors qu'elle était enfant pour visiter l'exposition panaméricaine de 1915 (NDLR destinée à "remettre San Francisco sur la carte" après le tremblement de terre de 1906).
"Ce fut une grande surprise un matin de 1915 pour les enfants de la famille : on allait à l'exposition internationale de San Francisco. Les membres du Rotary Club nous ont emmenés dans leur voiture et c'était pour moi la première fois, je crois, que je montais dans une automobile : je ne connaissais que le buggey de mes grands-parents avec les chevaux !.(.,). Avant de partir à la foire, on nous donna chacun 5 nickels neufs dans le creux de la main et j'avais le sentiment de tenir la richesse du pays dans ma main ; sur l'autre face du nickel, il y avait un chef indien. Autre sujet d'excitation, il y avait un homme qui faisait voler son petit avion au-dessus de la foire. C'était le premier avion que je voyais. Une compagnie de jus d'ananas distribuait des jus d'ananas gratuits: une autre première pour moi, ananas et jus d'ananas. C'était choquant pour moi de voir tant de statues nues tout autour de nous alors qu'on nous répétait d'être pudiques; et de couvrir notre corps".
C'est joli, non?
Mary nous a rapporté le tremblement de terre de 1906 tel que son grand-père lui avait raconté (elle bien sûr n'était même pas née) avec l'incendie de trois jours qui n'était pas arrivé jusqu'à eux (ils habitaient le quartier de Western Addition).
Cynthia nous a lu journal de sa grand-mère emmenée "en expédition" alors qu'elle était enfant pour visiter l'exposition panaméricaine de 1915 (NDLR destinée à "remettre San Francisco sur la carte" après le tremblement de terre de 1906).
"Ce fut une grande surprise un matin de 1915 pour les enfants de la famille : on allait à l'exposition internationale de San Francisco. Les membres du Rotary Club nous ont emmenés dans leur voiture et c'était pour moi la première fois, je crois, que je montais dans une automobile : je ne connaissais que le buggey de mes grands-parents avec les chevaux !.(.,). Avant de partir à la foire, on nous donna chacun 5 nickels neufs dans le creux de la main et j'avais le sentiment de tenir la richesse du pays dans ma main ; sur l'autre face du nickel, il y avait un chef indien. Autre sujet d'excitation, il y avait un homme qui faisait voler son petit avion au-dessus de la foire. C'était le premier avion que je voyais. Une compagnie de jus d'ananas distribuait des jus d'ananas gratuits: une autre première pour moi, ananas et jus d'ananas. C'était choquant pour moi de voir tant de statues nues tout autour de nous alors qu'on nous répétait d'être pudiques; et de couvrir notre corps".
C'est joli, non?
Friday, January 03, 2014
Sunday, December 15, 2013
City lights bookstore, "incubateur" de la Beat generation
Au moment de la guerre en Irak, je vous avais déjà parlé de la City lightsbookstore la célère librairie à North Beach sur Columbus, mais en relisant son histoire j'ai réalisé comment grâce à son co-fondateur Lawrence Ferlinghetti devenu très vite l'âme de la librairie, elle avait fonctionné comme une sorte d'incubateur de start-up un peu particulières, de jeunes écrivains, qui ont donné la Beat generation.
A son ouverture en 1953, City lights s'est d'abord lancé dans la réhabilitation des paperbacks qui ne concernaient à cette époque que littérature de piètre qualité: romans photos, polars etc...Lui qui avait fait des études en France, a suivi l'exemple de Seghers et de sa collection de livres brochés Poètes d'aujourd'hui et il a entraîné l'ensemble de l'édition, y compris new yorkaise, vers la production de "paperbacks de qualité", en particulier de poésie. Dès le départ, il a affirmé sa volonté de faire de sa librairie (minuscule à l'époque )' un endroit de rencontre pour" les auteurs inventifs de la ville, les artistes et les penseurs des des années conservatrices de l'après-guerre" (rappel: on était juste à la fin de la période du Mac Carthysme)
Dès lors, des jeunes affluèrent attirés par cette ville du far-west où les choses ne se passaient pas comme ailleurs ((City lights leur servait de boîte à lettres à leur arrivée, de lieu de réunion par la suite et certains y furent, comme Kerouac, probablement hébergés, lui qui considérait San Francisco comme the "perfect city at the end of the American continent and culture"! City lights s'est affirmé clairement l'éditeur de cette Beat Generation.
Cette aide ne s'est pas limitée aux dissidents américains mais à ceux d'autres pays, en particulier les Russes.
Un des soutiens les plus évidents fut pour Allen Ginsberg lors de l'édition par Ferlinghetti de son livre Howl, où il rendait publique son homosexualité. Passé inaperçu au moment de sa parution en octobre 1955 ce petit texte valut à Ferlinghetti d'être jugé pour la publication d'écrits obscènes.
Ce qui ne l'empêcha pas de continuer à publier, en faisant parfois imprimer à l'étranger, et à vendre des écrits censurés.
City lights a souvent son "physique" pour présenter à la rue ses bannières activistes, anti-guerre, anti-censure....
Enfin, City lights a imposé en douceur une petite note de culture à proximité du quartier financier en pleine croissance : en 1988 il a obtenu de la ville que douze rues soient rebaptisées : nom d'écrivains (Kerouac, Mark Twain, Dashiell Hammet.. , de poètes, de dramaturge (Saroyan), de la danseuse Isadora Duncan , d'un sculpteur...
Un haut lieu de la résistance culturelle et politique ayant largement contribué à l'image de "San Francisco, la rebelle".
Monday, December 09, 2013
Lost in translation
Dans un grand magasin de San Francisco...
Photo Christine Lemor-Drake
L'AFSF, l'Alliance Française de San Francisco, a encore de beaux jours devant elle!
Friday, November 29, 2013
Inquiète...
J'ai toujours beaucoup aimé Thanksgiving, cette fête qui amène un climat si particulier dans la ville, avant et pendant, où des déplacements se font dans tout le pays pour rejoindre la famille éloignée, et où nos amis américains se sont toujours assurés que nous n'étions pas seuls pour ce jour particulier.
Fête non commerciale, sans cadeau, où autour de la dinde, chacun remercie publiquement qui doit être remercié: les enfants remercient les parents de leur avoir payé leurs (chères) études, les juifs remercient le pays qui les a accueillis aux heures noires du nazisme, les malades remercient ceux qui les ont soignés, bien sûr les invités remercient leurs hôtes... Tout en sachant bien que c'est une fête de Caucasiens dont les ancêtres ont été aidés par les Natives et que les autres minorités ne se sentent pas forcément concernés par cette fête de de Gringos, j'ai toujours été émue par Thanksgiving.
Et puis le lendemain, j'attends amusée le Black Friday, ce jour où la société de consommation reprend ses droits avec un effet de rebond grâce à des promotions annoncées depuis des semaines, où avant l'ouverture des queues se forment devant les grands magasins et où on court vers les objets convoités, repérés à l'avance, avec parfois quelques pugilats.
L'année dernière, une petite faille s'était déjà ouverte avec une enseigne qui avait ouvert le soir de Thanksgiving. Et cette année, le phénomène s'est accentué, plusieurs chaînes s'y sont mises, non plus à 20 heures, mais à 18... peut-être pour compenser les ventes en ligne qui ont elles aussi leurs promotions. Le commercial a créé une brèche.
Je n'ai pas envie d'imaginer la dégustation de la dinde, des brocolis et de la purée, et de la tarte au potiron bousculée par l'idée des "affaires à faire". J'essaie de me dire que ce Black Friday permet aux personnes non concernées par Thanksgiving de profiter de leur jour de congé à leur façon.
Mais tout de même, j'ai peur que le phénomène s'étende d'année en année et atteigne le cœur de cette fête si particulière.
Sunday, November 24, 2013
La Free Clinic et le Dr David E. Smith
Peut-être avez-vous pensé comme moi pendant longtemps que la Free Clinic de Haight Ashbury devait son nom au fait qu'elle était gratuite. Revoyez vos idées avec le Dr David Smith, son fondateur, que nous avons eu la chance de rencontrer.
Il habitait déjà ici dans le quartier de Haight Ashbury quand il faisait ses études au UC Medical Center juste au dessus et à la Medical school où il a étudié les effets des drogues sur l’esprit…Il était devenu un expert local en drogues, alcool et addiction.
Il habitait déjà ici dans le quartier de Haight Ashbury quand il faisait ses études au UC Medical Center juste au dessus et à la Medical school où il a étudié les effets des drogues sur l’esprit…Il était devenu un expert local en drogues, alcool et addiction.
Les hippies sont venus s’installer sur Haight Ashbury en grand nombre et beaucoup de jeunes s'y sont regroupés pendant l'été 1967 déclaré le " summer of love ». Beaucoup consommaient différentes drogues, entre autres du LSD . C'éait au moment de l' apparition de la
contreculture psychédélique, au moment aussi pour l’ensemble du pays de la
guerre du Vietnam, de la lutte pur les Civil Rights
Ayant grandi en Californie, avec des grands-parents étaient ouvriers
agricoles en Californie après la grande dépression dans les années 30, c'est au Mississipi qu'il avait découvert la ségrégation, les blancs d'un côté, les noirs de l'autre.
A San Francisco, c'était la ségrégation vis a vis des hippies : les habitants disaient, "nous ne voulons pas de hippies,
nous ne voulons pas leur apporter des soins médicaux, il faut qu'ils
partent ".
C'est dans ce contexte qu'il a fait en sorte que les soins médicaux deviennent un droit et non un privilège, pensant qu’il fallait les soigner, que l’addiction est une maladie.
C'est dans ce contexte qu'il a fait en sorte que les soins médicaux deviennent un droit et non un privilège, pensant qu’il fallait les soigner, que l’addiction est une maladie.
Le terme de Free Clinic est née
de cette philosophie psychédélique de la contre culture : on ne peut pas refuser les soins à
des gens sous prétexte que vous n’aimez pas leur philosophie, leurs aspects,
leur couleur de peau, d’où le terme de la Free Clinic, avec le terme free au sens
philosophique du terme, venant d’une part de cette culture psychédélique de la
liberté, d’autre part par le discours de Martin Luther King « I feel
free ».
La Free Clinic a
commencé comme une opération de bénévoles
sur Haight Ashbury avec de jeunes bénévoles venant de UC Medical center, financé par le rock and roll grâce à Bill Graham (qui a lancé les concerts sur Fillmore). De grands concerts ont eu lieu sur le Kezar stadium. Les Grateful
Dead , Joan Baez, George Morrisson,
Carlos Santana et bien d'autres ont chanté pour la Free Clinic.
Après le retour des Vétérans de la guerre du Vietnam, dans les années 70, la politique du gouvernement a
changé : la Free Clinic a reçu des subventions et le mouvement de la Free Clinic s’est étendu sur l’ensemble du pays.
La conséquence a été la fusion de la Free Clinic avec d'autres programmes comme la Walden.house, tous nés ici. Un grand progrès est qu'on s'intéresse aux délinquants qui jusqu’à maintenant étaient tenus à l’écart de ces traitements.
C'est maintenant la plus grande communauté privée "non profit" de lutte contre l’addiction en Californie. Malgré sa taille et les moyens accrus, l'esprit est résté le même.
C'est maintenant la plus grande communauté privée "non profit" de lutte contre l’addiction en Californie. Malgré sa taille et les moyens accrus, l'esprit est résté le même.
Symbole de la réusttite : à la tête de cet énorme enemble se trouve Vitka Eizen , une
ancienne héroïnomane que nous avons désintoxiquée pendant les année 80 à la Walden House, elle est ensuite allée à Harvard avant de revenir ici.
Pour le Docteur Smith," la Free clinic fait partie de l’ADN de San Francisco" et tout le monde ici est maintenant couvert par une assurance médicale.
Il est resté à Haight Ashbury : c’est sa maison, il travaille ici, il vit ici où il connaît tout le
monde". Une Haight Ashbury historical Society a été créée tellement l’histoire est
riche ici. Il y a eu des aspects très positifs, d'autres très négatifs, et il convient d'éviter toute forme de récupération....
Wednesday, November 20, 2013
Petit changement de cap
Quand j'ai commencé ce blog il y a... bien longtemps, c'était à cause d'une —petite—exaspération née de la rencontre de nombreuses personnes qui certes étaient venues à San Francisco et avaient été séduites, mais qui pour la plupart croyaient connaître la ville quand ils avaient "fait" le Golden Gate Bridge, Alcatraz, le Fisherman's Wharf et Chinatown...
D'où une forte envie de leur montrer que SF , c'était bien autre chose.
Depuis, au fil des ans et malgré le plaisir que j'y prenais, il a fallu reconnaître que j'avais montré la quasi-totalité de ce que je voulais aborder et surtout était apparu "Lost in San Francisco" et son Facebook dont la richesse est un apport considérable pour qui aime la ville, résident ou non.
Ce qui, ces derniers temps, m' a poussée à continuer, ce sont les rencontres tout à fait étonnantes pour certaines que nous avons faites pour le film axé sur SF et ses habitants. Je vous en ai déjà présentées quelques unes et c'est maintenant dans cette direction que le blog sera réorienté. Il l'était en fait déjà depuis plusieurs mois !
J'espère que ces rencontres vous permettront à vous aussi de sentir une autre dimension de la ville.
D'où une forte envie de leur montrer que SF , c'était bien autre chose.
Depuis, au fil des ans et malgré le plaisir que j'y prenais, il a fallu reconnaître que j'avais montré la quasi-totalité de ce que je voulais aborder et surtout était apparu "Lost in San Francisco" et son Facebook dont la richesse est un apport considérable pour qui aime la ville, résident ou non.
Ce qui, ces derniers temps, m' a poussée à continuer, ce sont les rencontres tout à fait étonnantes pour certaines que nous avons faites pour le film axé sur SF et ses habitants. Je vous en ai déjà présentées quelques unes et c'est maintenant dans cette direction que le blog sera réorienté. Il l'était en fait déjà depuis plusieurs mois !
J'espère que ces rencontres vous permettront à vous aussi de sentir une autre dimension de la ville.
Friday, September 27, 2013
Maintenant que la fête est finie..
En attendant,courez vite à l'expo de Diebenkorn qui finit dimanche au de Young !
Photos Christine Lemor-Drake
Sunday, September 22, 2013
L' America's Cup
Je m'étais bien juré de ne rien faire sur l'America's Cup, un peu exaspérée par les préambules financiers, liés en particulier à la domination de Larry Ellisson le patron d'Oracle... et à son caractère! . Pour la —très —petite histoire, il avait voulu négocier son soutien financier au San Francis Yacht Club, le grand Yacht Club de SF où il était membre, contre des places au Board , ce qui lui fut refusé. Alors, il est parti avec armes et bagages au minuscule Golden Gate Yacht Club un peu plus loin sur la Marina ; allez voir son site, vous aurez tout compris....
Les moyens dont disposait le bateau Oracle, et sa technologie révolutionnaire avec sa voile rigide, tout semblait indiquer que la course était jouée d'avance...
Et voilà que non! Les Néo Zélandais ont tenu tête et sont en passe de gagner la finale.
On sort un peu des questions de gros sous et on savoure les images de voile et de la baie (c'est le première fois que la coupe se joue si près des côtes — et quelle côte!— et donc si visibles par le grand public)
Et puis , il y avait pour la première fois l'America'cup, version petits jeunes (pour les moins de 25 ans), la Youth America's Cup.
Enfin, quand Christian Jeunet a interviewé Loick Peyron sur la navigation sur la baie et sur la coupe pour le film,
là j ai craqué et me voilà !
Les moyens dont disposait le bateau Oracle, et sa technologie révolutionnaire avec sa voile rigide, tout semblait indiquer que la course était jouée d'avance...
On sort un peu des questions de gros sous et on savoure les images de voile et de la baie (c'est le première fois que la coupe se joue si près des côtes — et quelle côte!— et donc si visibles par le grand public)
Et puis , il y avait pour la première fois l'America'cup, version petits jeunes (pour les moins de 25 ans), la Youth America's Cup.
Photos Christine Lemor-Drake
Thursday, July 18, 2013
Et voilà pourquoi....
Voilà pourquoi votre fille est muette? Non.
Pourquoi tout le monde ne parle que dopage à l'EPO en cette période de Tour de France?
Parce qu'en 1980, une start up (Applied Molecular Genetics) partie de rien a mis au point une étythropoïétine de synthèse par génie génétique avant de devenir AMGEN une entreprise cotée en bourse dès 1983 et qui compte maintenant près de 20 000 employés dans le monde entier.
Cette érythropoiétine, produite normalement par le rein, provoque une multiplication des cellules souches des globules rouges, a été mise au point au départ pour les anémiés (en particulier les dialysés) et est maintenant utilisée en préopératoire pour éviter les autotransfusions dans les grosses opérations. Mais AMGEN ne s'est bien sûr pas arrêtée là !
J'oubliais l 'essentiel, mais vous l'aviez senti, AMGEN est née dans la Silicon Valley.
On dit que toutes les nouveautés apparaissent à San Francisco, conquièrent ensuite l'ensemble du pays et le monde entier. Bien sûr, c'est —un peu— exagéré, mais tout de même...
Pourquoi tout le monde ne parle que dopage à l'EPO en cette période de Tour de France?
Parce qu'en 1980, une start up (Applied Molecular Genetics) partie de rien a mis au point une étythropoïétine de synthèse par génie génétique avant de devenir AMGEN une entreprise cotée en bourse dès 1983 et qui compte maintenant près de 20 000 employés dans le monde entier.
Cette érythropoiétine, produite normalement par le rein, provoque une multiplication des cellules souches des globules rouges, a été mise au point au départ pour les anémiés (en particulier les dialysés) et est maintenant utilisée en préopératoire pour éviter les autotransfusions dans les grosses opérations. Mais AMGEN ne s'est bien sûr pas arrêtée là !
J'oubliais l 'essentiel, mais vous l'aviez senti, AMGEN est née dans la Silicon Valley.
On dit que toutes les nouveautés apparaissent à San Francisco, conquièrent ensuite l'ensemble du pays et le monde entier. Bien sûr, c'est —un peu— exagéré, mais tout de même...
Saturday, June 29, 2013
Obama versus Jeunet
Je vous en ai souvent parlé, je participe depuis plusieurs années avec beaucoup d'enthousiasme à la réalisation d'un documentaire de 110 minutes sur San Francisco (www.sanfranciscothemovie.com) par Christian Jeunet . Les tournages ont donné plus de 100 heures de rush, le montage est en cours, et pour toute cette phase, toute l'équipe a travaillé bénévolement. Reste pour finir l'incontournable : les archives à acheter, les voix, les doublages...
Alors, nous venons de lancer une campagne de levée de fonds sur indiegogo suivant modestement l'illustre exemple ... d'Obama qui pour son élection avait ciblé des donations de 5$ et..... a été élu!!...
Merci de faire suivre aux "sanfranciscophiles" de votre entourage... La ville est tellement magique qu'il y en a sûrement!
Tuesday, June 25, 2013
Le burning man
Avez-vous entendu parler du Burning Man ? C'est une grande rencontre "artistique" qui se tient chaque année Nevada. la dernière semaine d'août , juste avant le Labor Day. Utopie, créativité, bénévolat sont les maîtres mots.
Le nombre de ses participants augmente chaque année (50 000 environ) formant une cité nomade dans le désert, devenant alors une des villes les plus peuplées du Nevada. Elle est organisée en demi cercle autour d'une figure humaine dont la crémation constitue le point final du festival. On peut dire que l''objectif des participants est d'abattre les barrières, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur de soi...
Pourquoi je vous en parle? Parce que bien sûr le phénomène est né à San Francisco sous la houlette de Larry Harvey en 1986 avec une crémation festive sur la plage de Baker Beach au dessous du Golden Gate Park . En 1990, le festival a migré dans le Nevada pour permettre d'accueillir de plus en plus de participants. La ville temporaire ainsi créée devient Black Rock City.
Oui, c'est un festival déjanté et vous pourrez vous en convaincre en regardant les photos ici. Alors si vous êtes tenté, sachez que l'inscription se fait à très à l'avance, officlellement fermée depuis le 30 avril. Mais des retours de billet se font jusqu'au mois d'août.Tuesday, May 14, 2013
San Francisco beyond the postcard
Le documentaire prend ses marques dans la presse....
La post production est engagée ; il faudra une petite année pour la boucler, ce qui nous conduit au printemps 2014.
"San Francisco Beyond the Poscard" directed by Christian Jeunet bientôt (ou presque) sur vos écrans.
La post production est engagée ; il faudra une petite année pour la boucler, ce qui nous conduit au printemps 2014.
"San Francisco Beyond the Poscard" directed by Christian Jeunet bientôt (ou presque) sur vos écrans.
Saturday, May 04, 2013
Solar impulse
Avec ses 12000 cellules photovoltaïques, il est parti de Moffet, en pleine Silicon Valley au petit jour vers Phoenix . Superbe, non?
Avant, il s'était offert sa photo avec le Golden Gate Bridge, comme tous les touristes!
Pour le suivre en live, c'est ici
Wednesday, April 24, 2013
Thursday, April 18, 2013
San Francisco Driver
La paix des familles...
Pour concilier la passion de vos enfants pour les jeux en ligne ... qui vous agace un peu, convenez-en, et la vôtre pour San Francisco ... que vos enfants ne comprennent pas vraiment, offrez-vous le jeu San Francisco Driver qui vient de sortir. De surcroît, Ubisoft qui le produit est une compagnie française installée à San Francisco... La totale...!
Pour concilier la passion de vos enfants pour les jeux en ligne ... qui vous agace un peu, convenez-en, et la vôtre pour San Francisco ... que vos enfants ne comprennent pas vraiment, offrez-vous le jeu San Francisco Driver qui vient de sortir. De surcroît, Ubisoft qui le produit est une compagnie française installée à San Francisco... La totale...!
Et pour avoir une idée du mouvement , cliquez ici
Alors, convaincus?
Sunday, March 17, 2013
Les enfants gâtés de la Silicon Valley
Il y a vingt ans, la Silicon Valley était une agréable banlieue d'une grande ville San Francisco génératrice d'emplois et chaque matin, sur la 280 et sur la 101, des flots de voiture montaient vers le nord : la densité du trafic était d'ailleurs une bonne mesure de l'activité économique sur des périodes un peu longues.
Et puis est arrivée la bulle Internet, pourvoyeuse d'emplois dans la Vallée. Beaucoup se sont installés sur place, profitant d'une météo toujours lumineuse (ceux qui ont passé des étés dans le brouillard de San Francisco verront bien de quoi je parle), d'un océan proche et d'une montagne pas trop loin pour skier au week-end. Pour inciter leur personnel à rester dans l'entreprise, les grands compagnies ont offert à leurs employés des avantages non seulement de salaires, mais aussi de qualité de vie dans le travail. Par exemple des services de restauration collectives, certes, mais de grande qualité ont remplacé les vulgaires cantines.
Et maintenant ces employés, surtout les plus jeunes, préfèrent habiter "à la capitale" où les soirées, les activités culturelles ou autres sont beaucoup nombreuses et dynamiques que dans la Vallée. Alors on a mis à leur disposition des navettes, toujours discrètes, blanches ou grises, à l'intérieur cossu et bien équipé, un bureau qui se déplace... pas de temps perdu.
Et puis est arrivée la bulle Internet, pourvoyeuse d'emplois dans la Vallée. Beaucoup se sont installés sur place, profitant d'une météo toujours lumineuse (ceux qui ont passé des étés dans le brouillard de San Francisco verront bien de quoi je parle), d'un océan proche et d'une montagne pas trop loin pour skier au week-end. Pour inciter leur personnel à rester dans l'entreprise, les grands compagnies ont offert à leurs employés des avantages non seulement de salaires, mais aussi de qualité de vie dans le travail. Par exemple des services de restauration collectives, certes, mais de grande qualité ont remplacé les vulgaires cantines.
Et maintenant ces employés, surtout les plus jeunes, préfèrent habiter "à la capitale" où les soirées, les activités culturelles ou autres sont beaucoup nombreuses et dynamiques que dans la Vallée. Alors on a mis à leur disposition des navettes, toujours discrètes, blanches ou grises, à l'intérieur cossu et bien équipé, un bureau qui se déplace... pas de temps perdu.
Cette initiative n'est pas sans conséquence pour les "vrais" San Franciscains. Dans les quartiers résidentiels, le nombre de ces bus aux heures ouvrables agace. Mais surtout elle est en train de modifier la sociologie de certains quartiers. Les zones traversées par ces bus, par exemple Mission sur Valencia, proches de l'arrivée en ville des autoroutes qui viennent de la vallée, des quartiers traditionnellement modestes et cosmopolites, voient leur valeur immobilière flamber.
Ceci s'ajoutant aux conséquences de l'installation de Mission Bay sur sa périphérie, c'est une grande partie de la ville sud qui est en train de changer.
Thursday, March 07, 2013
Les Japonais américains et la deuxième guerre mondiale
Au cours d'ikenabana il y a une dizaine d'années, j'avais eu l'occasion de rencontrer des dames japonaises —pas très jeunes— qui étaient à San Francisco au moment de Pearl Harbour, avaient dû partir dans les camps et elles m'avaient raconté leurs vies là-bas. C'était surprenant de douleur modérée par la nature de ces dames japonaises..
A l'occasion des prix littéraires de l'année en France, j'ai découvert "Certaines n'avaient jamais vu la mer" et sa version originale (Buddha in the Attic) , et surtout la suite "Quand l'empereur était un Dieu" (When the Emperor was divine) qui a son point de départ à Berkeley écrits par une descendante de ces familles.
N'hésitez pas. C'est très riche.
A l'occasion des prix littéraires de l'année en France, j'ai découvert "Certaines n'avaient jamais vu la mer" et sa version originale (Buddha in the Attic) , et surtout la suite "Quand l'empereur était un Dieu" (When the Emperor was divine) qui a son point de départ à Berkeley écrits par une descendante de ces familles.
N'hésitez pas. C'est très riche.
Saturday, March 02, 2013
A vos agendas !
La semaine à venir va être chargée !
Le plus marquant sera sans doute le 5 avec la "mise à feu" de l'éclairage du Bay bridge ( bon , si vous êtes pris ce jour-là, pas de panique, le spectacle est prévu pour durer deux ans....et il sera visible en video le mardi 5 à 8.30 pm pacific time ).
Le 7, vous pourrez en savoir plus sur l'artiste du projet Leo Villareal , mais vous allez déjà sur le web pour vous faire une idée.
Le 10, c'est l'Extravaganzia de l'Exploratorium , à l'occasion de son "arrivée"sur le pier 15, et les Sunday streets qui ont bien sûr choisi pour ce week-end Embarcadero.
Notez déjà pour le 16, la dictée de la Baie, car c'est maintenant qu'il faut s'inscrire, s'il en est encore temps !
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