Friday, July 15, 2011

Maupin, encore!

J'avais acheté avec enthousiasme le N° 7 de la série des Chroniques de San Francisco de Maupin et avais été très déçue par ce mauvais roman libidineux.
C'est donc par "pure conscience" et quelque peu résignée que j'ai acheté, le N° 8, Mary in Autumn
..Et ce fut une bonne surprise ! On retrouve la ville "comme si on y était", les personnages des premiers tomes classiques, dans une histoire qui se lit agréablement. Des Chroniques revues aux nouvelles technologies, où skype, facebook animent - sans excès - l'histoire.
Pour les paresseux, la version française est sortie.
Un bon livre de vacances...

Thursday, July 07, 2011

San Francisco, toujours premier!

Cette fois, San Francisco a été classée ville la plus verte de toute l'Amérique du Nord devant Vancouver et New-York.
Les critères étaient au nombre de 31, certains qualitatifs, d'autres quantitatifs, résumés par les graphes suivants.

L'interdiction des sacs plastiques dans les supermarchés et le composting obligatoires ont joué un rôle important dans la décision.
Curieusement les San Franciscains ne semblent pas si fiers que ça de la distinction et beaucoup profitent des colonnes du Chronicle pour dire leur mauvaise humeur

Tuesday, June 28, 2011

Tout est bien qui finit bien

Même si son concert n'a pas eu lieu, Maxime le Forestier a dû repartir content de son retour à San Francisco 40 ans après son passage à la "maison bleue".
Il s'est laissé surprendre et émouvoir par le petit groupe de Français venus chanter à Dolores park alors qu'il passait là pour une interview, il a pris la guitare qu'on lui proposait et a chanté assis dans l'herbe avec eux .
Tout ce petit monde, et bien d'autres, s'est rendu ensuite au 3841 1B th où sur la maison dûment repeinte en bleu, MLF , en présence de notre Consul Général Romain Servan, a dévoilé la plaque qui maintenant confortera tous les touristes dans leurs recherches.


photos Chrislem.
La fille du propriétaire dit habiter maintenant dans une "giant blueberry", nous dirions une myrtille géante et nos amis canadiens un bleuet géant!

Thursday, June 23, 2011

Flash-mob à l'Exploratorium

Samedi dernier, un (e ?) flash-mob s'est déroulé(e) à l'Exploratorium.

Et si vous en demandez encore, vous pouvez aller voir cette autre vidéo, tournée par Marcus, de l'Exploratorium.
Mais, en fait, ce que vous pensez, c'est que vous auriez bien aimé être là, non ? Moi aussi !

Saturday, June 18, 2011

Bleue comme dans la chanson (suite)


Eh! oui le concert de Maxime Le Forestier a été annulé pour une histoire de visa de travail.
Mais la peinture en bleu de LA maison n'a pas été annulée, elle, et elle pourra bientôt être vue comme elle a été tellement rêvée et cherchée!

Wednesday, June 01, 2011

La fameuse maison bleue

Les deux thèmes qui reviennent le plus souvent chez les lecteurs de ce blog après avoir googlelisé sont "la maison bleue" et "les phoques".
Manifestement, tout le monde (enfin... les français) cherche à trouver cette maison bleue qui était restée mythique jusqu'à un article publié au mois d'août dernier. Il y avait eu alors comme un vrombissement dans la communauté française, mais je n'avais pas voulu casser le mythe et je n'en ai pas parlé.
Cette fois, Maxime le Forestier, 40 ans après, revient à San Francisco et chantera au Herbst Theatre le 24 juin. Il faut laisser éclater la vérité!


La maison bleue est au 3841 de la 18th street, et ô horreur , elle n'est plus bleue! Mais il y a un projet de la repeindre en bleu.

photo Chris Lem

Pas sûre que les propriétaires actuels se rendent compte de ce qui les attend ! Quand le film Mrs Doubtfire" avait été tourné sur Pacific Heights, les propriétaires de la maison lassés des attroupements devant leur maison avaient vite parlé de nuisance, de perte de valeurs de la maison...
Pour finir et pour se replacer dans le contexte de l'époque...

Une éminente traductrice de la baie que beaucoup reconnaîtront prépare une version anglaise de la chanson, pas assez rôdée paraît-il pour vous en faire profiter. Je vous tiens au courant bien évidemment!
Dernière minute : si vous voulez venir tester la traduction et répéter quelques chansons de MLF avant le concert, soyez le 22 juin de midi à 14 heures au Dolores Park. On finira avec quelques chansons de Brassens.

L'Exploratorium fait ses valises

Depuis 40 ans, l'Exploratorium est l'une des valeurs sûres de la ville, bien avant la construction des "nouveaux" musées qui font la célébrité de la ville, comme le MOMA, le deYoung et la Californian academy. Sa "nouvelle" approche d'un musée scientifique a depuis, inspiré la plupart des musées scientifiques dans le monde entier.

Son site, au bord de la baie et dans le beau bâtiment du Palace of Fine Arts, avec sa coupole dorée contribue à son charme.
Pourtant cette localisation au bout de la Marina le rendait peu accessible en transport en commun, son succès faisait qu'il manquait d'espace...
Alors, il y a plusieurs années, on a décidé de le déménager. Il a fallu lui trouver un espace et après plusieurs locaux candidats envisagés, la merveille a été retenue : les jetées 15 et 17 (ici on dit les Piers) en bord de baie, entre le Ferry Building et la Pier 39 le site touristique le plus visité des USA, tout près de l'arrivée des ferries d'East Bay , du BART et du Caltrain.

Le temps d' obtenir les autorisations de la ville, du port etc... et lever plus de 200 mllions de dollars. et nous y voilà cette fois. Ça y est. Le chantier a démarré à l'automne...
La structure des hangars rappelle furieusement celle du bâtiment originel , en plus grand. L'esprit sera facile à conserver d'un bâtiment à l'autre.


Si vous voulez avoir une idée du futur Exploratorium, regardez cette video.
Ouverture prévue au printemps 2013. D'ici là, le site originel fonctionne encore pour un moment.

Tuesday, May 24, 2011

Les "Sunday Streets"


Un dimanche par mois, a lieu en ville le "Sunday streets". Dans un quartier choisi, les rues sont barrées créant des espaces de liberté sans voiture, où les familles viennent se balader, faire du vélo, regarder des spectacles de rue, découvrir des quartiers de la ville...
Le mois dernier, la fête était à Mision et le quartier noir de monde.
Même Monsieur le Maire, Ed Lee, était venu participer aux festivités.

La prochaine journée sera le 12 juin, sur Bayview. Pour en savoir plus, c'est ici.

Saturday, May 21, 2011

Le stationnement à San Francisco (suite de la suite!)

Plusieurs d'entre vous par leurs commentaires m'ont souvent taquinée, me considérant comme une obsédée du stationnement. Incurable, j'y reviens encore une fois.
Le stationnement est toujours aussi difficile dans la ville malgré des tarifs qui augmentent en permanence. Du coup, la ville a dû investir dans de nouveaux parcmètres, petites merveilles technologiques qui acceptent les cartes de stationnement vendues par la ville, les cartes de crédit et... les bons vieux quarters.
Alors, pourquoi se plaindre ? Parce qu'un quarter ne vous apportera dans certains quartiers que 2 minutes de stationnement, oui 8 minutes pour un dollar... Si vous cherchez un peu longuement les pièces dans vos poches, le temps est déjà dépassé !
Et on annonce encore de nouvelles augmentations !...

Monday, May 16, 2011

La 100 ème


C'était dimanche la 100 ème de Bay to Breakers (alias B2B) , la course folle qui traverse la ville tous les 3èmes jeudis de mai. Version particulière à cause du chiffre certes, mais aussi parce qu'on avait eu très peur l'année dernière que ce soit la dernière, après le retrait d'un sponsor important et les plaintes des riverains devant les nuisances causées par des participants gavés d'alcool... en particulier à la recherche désordonnée de toilettes !
La course est devenue Zazzle-Baytobreakers, a eu 55 000 participants inscrits et on a multiplié les interventions en douceur de la police qui se contentait dans un premier temps de vider tout contenant d'alcool. Autre détail : la course partait à 7h au lieu de 8 pour inciter les fêtards à rester au lit !
Les "bare to breakers", ceux qui courant tout nus, contrairement au règlement, ne semblent pas avoir été verbalisés comme c'était le cas en 2009.
Bilan : satisfecit général.

Photos Chronicle
Ouf ! la course est sauvée. En fait, croyait-on vraiment qu'elle était menacée? Une telle institution ?!

Thursday, May 05, 2011

Isabelle de Borchgrave




Une superbe exposition au musée de la Légion d'Honneur : Pulp fashion qui présente les œuvres de l'artiste belge Isabelle de Borchgrave.
Sont présentés de vêtements, réalisés entièrement en papier, copies de robes de toutes les époques à partir de tableaux (une série Médicis est particulièrement belle).
Malheureusement les photos sont interdites et pour voir une de ces dames en pied, il faut se contenter de l'affiche officielle : oui, tout est papier, peint, doré, plissé, repassé, bouillonné...
Les plus attachants sont sans doute les quatre réalisés pour l'expo à partir de quatre tableaux du musée.
Si vous êtes à San Francisco, précipitez-vous pour ne pas la manquer.
Sinon, pour avoir tout de même une idée de la richesse de ses œuvres, allez sur son site d'où j'ai extrait cette photo.

Monday, May 02, 2011

Cinco de Mayo


Quand le St Francis, le grand hôtel de Union square, fait flotter le drapeau français le 14 juillet, je trouve ça sympa, mais hier c'était le drapeau mexicain pour le Cinco de Mayo qui était visible de toute la place et, allez savoir pourquoi, j'ai trouvé ça moins bien !
Bonne joueuse, je me suis tout de même régalée d'une excellente margarita dans l'allégresse générale.

Sunday, May 01, 2011

1er mai in San Francisco

C'était un grand jour pour la ville, l'Opening of the Bay avec la reprise des régates et surtout après des années, la levée de l'interdiction de la pêche au saumon pour cause de raréfaction.
Pour nous, d'abord un brunch au soleil chez des amis à Marin

Retour en ville par la Marina en fleurs, les familles et les cerfs-volants sont sortis,


avant d'aller faire des courses : ici tout est ouvert, dimanche et/ou 1er mai ou pas. Seul le Cheese-board à Berkeley est fermé par solidarité avec tous les travailleurs du monde.
Et ce soir, la grande nouvelle : la mort de Ben Laden, une sorte de 9-11 à l'envers, où les Américains téléphonent, se regroupent, pour fêter comme une dignité retrouvée.

Sunday, April 17, 2011

San Francisco, capitale financière de l'Ouest

San Francisco est vue le plus souvent comme une ville touristique, ou bien on l'associe à la Silicon Valley; mais on oublie trop que la ville est en fait une très vieille cité, à l'aune américaine, bien sûr, qui remonte à la ruée vers l'or et depuis toujours au cœur du business de la région.

Beaucoup d'entreprises se sont créées ici au cours du temps et San Francisco a été le centre financier qui les a soutenues, tant au moment de la ruée vers l'or que dans la période actuelle. Los Angeles n'a pris son importance qu'après la deuxième guerre mondiale.

La Wells Fargo a été la première banque de l'ouest. Créée dès 1852 et organisée d'abord comme une société de transport de l'or (en diligence!) , puis de son stockage, elle a pris progressivement le statut de banque pour financer l'essor de la région.



Dans la rivalité permanente qui oppose San Francisco à New York, (un peu la province contre la grande ville), il est incontestable que New York a une place commerciale plus importante avec un champ d'action plus global. Mais New York reste très centré sur l'Europe, alors que San Francisco a toujours été tourné davantage vers l'Asie, ce qui est de plus en plus important avec le développement de la Chine. De plus le caractère très innovateur de la Caifornie a fait que l'industrie du capital-risque est un concept essentiellement san franciscain : 30 à 40 % du capital-risque américain est investi dans 3 ou 4 counties ici et San Francisco est pour l'essentiel la base financière et juridique de la Silicon Valley.

C'est pour tout cela que ma banque préférée ici est la First Republic : au départ une petite banque locale créée à partir de rien il y a 25 ans, qui a ensuite gagné toute la Californie et est maintenant solidement implantée jusqu'à New York. Très san-franciscaine, quoi! Et de surcroît ils ont un sens du client hors norme.



Thursday, April 07, 2011

La poste du Far-West


San Francisco est tout à l'ouest des Etats-unis.
Sunset est tout à l'ouest de San Francisco.
Alors, oui, Sunset c'est le Far-West.
La preuve...

Photos Emma Serroy-Leaf

Monday, April 04, 2011

Fantomas by the Bay

Bon anniversaire, Fantômas, pour tes 100 ans !
C'est en effet en 1911 qu'est sorti le premier livre sur Fantômas, l'anti-héros, par P. Souvestre et M Allain en français. De février 1911 à mai 1913 , 28, oui, 28, tomes sont parus.
Depuis, le personnage a été l'objet de traductions, d'adaptations au cinéma et de versions ... en e-books. Fantômas a toujours été à la pointe du progrès !
Pour les adaptations cinématographiques, la première vague a eu lieu en France en 1913/1914 et en muet (disponibles en DVD). Une autre version en muet, américaine celle-là en 1921. En 1931, la première version parlée. Après guerre, le tandem Fantômas-Jean Marais/ Juve -de Funes fut un grand succès en 1964 en plusieurs épisodes.
Pour tous ceux dont les souvenirs ne vont pas bien au-delà de ce blockbuster et veulent en savoir plus, tout ce foisonnement est évoqué dans une grande manifestation organisée par le Citylightsbookstore , par le Consulat de France et et par la Mechanics'Institute library à partir du 6 au 9 avril. Allez-y vite.

Tuesday, March 29, 2011

Témoignage d'une famille homoparentale à San Francisco

Liz et Peggy sont les mamans de Michael, 17 ans. Elles vivent ensemble depuis 1983 et se sont mariées en 2008 . Au moment où Gavin Newsom avait autorisé le mariage des couples de même sexe juste après son élection de maire en février 2004, Liz et Peggy avaient préféré s'inscrire plutôt que de faire la queue pendant des heures autour du block du City Hall sous la pluie. Avant que leur date de leur rendez-vous soit atteinte, la cour de Californie avait interdit les mariages homosexuels, interdiction reconnue ensuite comme discriminatoire et contraire à la constitution californienne. Elles ont profité du deuxième créneau en 2008 avant la nouvelle suspension .
Leur mariage reste légal, au moins en Californie. Elles ont tous les avantages sociaux et impositions des gens mariés à l'échelle de l'état, mais pas les avantages et impôts fédéraux. Elles ne savent pas trop ce qui se passerait si elles décidaient d'aller dans un autre état américain... ce qu'elles n'envisagent absolument pas !
Michael est le fils biologique de Liz, mais Peggy a pu adopter le garçon (ce qui n'a été ni automatique ni même simple ) et elles sont donc parents à part égale ( son certificat de naissance ne porte pas la mention" père et mère", mais "parents").
Au cours des dernières années, elles ont senti une évolution nette sur l'acceptation de leur type de famille. Au cours des premières années de Michael , les écoles ne posaient pas de question "don't ask don't tell", maintenant les choses sont plus ouvertes, au moins dans l'école qu'elles ont choisie.
Elles insistent pourtant sur le fait que San Francisco est une "bulle" particulièrement tolérante, (même s'il y a encore de temps à autre quelques attitudes hideuses) : elles n'auraient pas voulu que Michael grandisse ailleurs, pas même dans certains coins tout proches de East Bay.
Mais Liz conclut de façon optimiste : "Il a fallu 130 ans pour que les femmes acquièrent le droit de vote dans ce pays et à l'échelle de ma vie, il y a de tels changements sur l'acceptation de nos familles, qui gagnent la Californie et progressivement l'ensemble du pays que nous sommes, je pense, sur la bonne voie".

Monday, March 21, 2011

La philanthropie à San Francisco

Vous avez sans doute vu à l'entrée de chaque grande organisation culturelle (musées, Opéra, Symphony etc...) la liste des donateurs qui ont permis leur réalisation et/ ou leur fonctionnement. L'importance de la philanthropie est énorme pour la ville.
Pour le film, nous avons eu la chance d'interviewer sur ce point Bernard Osher, dit "the quiet philanthropist" qui figure, directement ou par l'intermédiaire de sa fondation Barbro Osher, parmi les plus généreux donateurs de tout le pays.

Pour lui, la philanthropie à San Francisco remonte à la ruée vers l'or, à une époque où aucun argent public n'était disponible et où les immigrants d'Europe ou d'Asie avaient des souhaits de culture.
Nous avions choisi de le filmer dans le jardin du musée de Young, né grâce à la Fondation Osher, (ce dont il s'est bien gardé de parler compte tenu de sa légendaire discrétion). Le musée, reconstruit après le tremblement de terre de 1989 a coûté 200 millions de $. A deux reprises, la ville avait mis au vote des citoyens la souscription d'un emprunt pour cette construction, deux fois la proposition a été rejetée. Son financement a donc été uniquement privé.

L'argent provient essentiellement de vieilles familles san franciscaines et très peu de la Silicon Valley qui n'a pas encore tellement cette culture et quand elle apporte de l'argent, elle le fait surtout dans la péninsule.
Cette philanthropie san franciscaine bénéficie aussi bien aux musées (pour lesquels on a pu faire venir de grands architectes (comme Botta pour le MOMA, et Herzog et de Meuron pour le de Young par exemple), qu'au Symphony et à l'Opera, aux universités prestigieuses comme Stanford , Berkeley, UCSF (et ses deux prix Nobel récents) , aux hôpitaux, à l'éducation de communautés peu favorisées etc...
Une dimension toujours surprenante pour des Français.


Thursday, March 10, 2011

And the winner is....

Si vous en avez assez du burger si vous êtes de ce côté de l'Atlantique, ou du jambon-beurre si vous êtes de l'autre, voici une superbe recette de sandwich ; de surcroît il peut vous permettre aussi d'écouler des restes d'un repas dominical trop copieux, et tout particulièrement celui de Pâques.

Easter Monday Sandwich
Servings: 2

Ingredients:
1 medium-sized red pepper (or 4 jarred piquillo peppers from Spain)
4 slices extra sour light rye bread with cumin seeds Wiedemeyer brand if available)
1 garlic clove
Mayonnaise
Leftover leg of lamb - cold
Sheep milk feta
4 sprigs fresh oregano
Pepper mill

Directions:
1. Prepare ingredients:
- Broil all sides of red pepper until charred. Set aside in paper bag until cool.
- Carve pink part of leg of lamb to make 8-12 small thin slices, set aside.
- Peel and seed bell pepper - Cut into 8 to 12 wide strips, set aside.
- Rinse and pat dry oregano sprigs, peel garlic clove, set aside.
- Cut 4 to 6 slices of feta, set aside.

2. Assemble sandwiches:
- Toast bread slices until golden.
- Rub garlic clove lightly on inside sides, spread mayo on same sides.
- Layer lamb, red pepper and feta.
- Place oregano sprigs on top (If stems are woody, only use leaves.)
- Give a few grinds of fresh black pepper
- Cover with other bread slices, press gently with your hands to bind everything together. Cut each sandwich in half.

Pourquoi cette recette sur le blog de Geneline? Parce qu'elle a été parmi 800 concurrents, la gagnante du concours du meilleur sandwich organisé par la Southwest airlines. La lauréate, Catherine Martineau, est française et habite la baie depuis bien des années.
Alors Cocorico! Only in San Francisco! Je ne pouvais tout de même pas vous laisser passer à côté à un mois de Pâques!
PS: Catherine est aussi Executive Director de Canopy, une organisation à but non lucratif cousine de la FUF de San Francisco. Faites un tour sur leur site. L'organisation est de la même qualité... que le sandwich!

Wednesday, March 02, 2011

Howl, le film

Un fameux pari que ce film sur le grand poème d'Allen Ginsberg (1955) et seulement sur lui. Je n'en connaissais que les premières lignes:
"I saw the best minds of my generation destroyed by madness, starving hysterical naked,
dragging themselves through the negro streets at dawn..."
et sa réputation : présentation publique de l'homosexualité (interdite à l'époque, rappelons-le) de l'auteur, de la drogue, des modes de vie et des idées de la contre-culture de la beat generation,
Et le film a comblé bien des lacunes.
Il commence par la première lecture du texte par son auteur, en privé, en 1955 à San Francisco, mais il combine élégamment des séquences d'un dessin animé surréaliste soutenues par le texte du poème , et celles du procès de 1957 pour "obscénité " fait à Ferlenghetti, son éditeur (toujours propriétaire de la librairie City lights bookstore sur Columbus). Le livre avait été interdit, les exemplaires imprimés en Europe détruits ; l'interdiction fut finalement levée.
Poème dédié à Carl Salomon que Ginsberg a connu et aimé à Rockland, un hôpital psychiatrique où il avait fait un bref séjour, il apporte avec force toutes les idées de la contre-culture, en particulier son hostilité violente à la civilisation désastreuse dans laquelle nous vivons qu'il symbolise par le nom de Moloch (cliquez pour en voir un extrait avec son illustration dans le film).
Le film était prévu en France pour janvier. Sa sortie ne devrait pas tarder. Pas sûre qu'il attire les foules. Ne le ratez pas.