Wednesday, April 19, 2006

The city light bookstore

Sur Columbus st., à la lisiere du quartier de Nob Hill en descendant vers le centre ville se trouve cette librairie célèbre. Vous ne pouvez pas manquer sa haute facade ocre ornée de bannières contre la guerre en Irak.
C’est un lieu empreint de charme et d’histoire. On y pénètre par un étroit goulot, qui s’ouvre à droite sur 2 petites salles hautes et claires en enfilades, bourrées de livres, et ornées de documents historiques. Un escalier au fond vous mènera au rayon poésie au premier étage, un lieu un peu secret; certains disent que ce fut l’appartement de Kerouac; quelques chaises près des fenêtres, vous invitent à passer un moment dans cet endroit si particulier. Vous pouvez vous rendre au sous-sol également, l’histoire littéraire et les combats de ce lieu mythique de San Francisco sont partout. L’ambiance est sereine, mais les choix de livres exposés, les tracts relatent un regard et un engagement sur toutes les époques.Cette librairie a été toujours été un haut-lieu de la pensée contestaire de San Francisco.
Son premier fait marquant se situe il y a cinquante ans, dans le contexte historique de la sortie de la 2ème guerre mondiale (le mac carthysme époque puritaine où il était (entre autres) interdit d’imprimer les « mots de quatre lettres »). L’éditeur-libraire-poète-peintre Lawrence Ferlinghetti a pris le risque de publier le poème Howl de Allen Ginsberg ; après avoir été interdit, il a été imprimé en Europe, saisi par les douanes… .C’est le point de départ de la beat-generation à partir de ce noyau new-yorkais : Kerouac , Ginsberg, Burroughs qui sont alors venus vers l’ouest (par fascination de la route et pour trouver une région plus tolérante).
Plus tard, la beat generation , (les beatniks) , a gagné de nombreux milieux artistiques : ceux de la peinture (Pollock ), du jazz (Armstrong, Miles Davis,.. ), de la photo (Frank) le living theatre (Julian Beck et Judith Malina) , le cinéma underground (Cassavetes, Wahrol). Leur point commun est l’affranchissement des tabous, qu’ils soient du geste, raciaux ou sexuels.
La beat-generation a eu ses héritiers au cours des années 60 quand la foule a repris les idées des beatniks (Free Speech, dont le mouvement est parti de Berkeley), le protest-song (Joan Baez et Bob Dylan), dans le contexte de la guerre au Vietnam à une époque où la conscription existait encore.
La City lights bookstore n’a rien perdu de sa combativité et continue face à la guerre en Irak.

7 comments:

marie-france said...

Bonjour,
Pourquoi votre blog est maintenant tout tortillé, plus du tout joliment aligné comme avant, sans liens? C'est depuis la panne?
Il est en convalescence ou quoi? Ne peut-on pas le guérir? Ca gâche le plaisir!

Geneline said...

As tu un Mac portable? Depuis la panne, il semble que ceux ci voient le blog ainsi sur leur ecran, mais cela semblerait etre seulement ce cas ci; désolée! J'interroge Blogger....

San Francisco Daily Photo said...

Chez moi, ca s'affiche bien...

J'aime bien les banderoles sur la devanture de City Lights. Elles sont la en permanence?

geneline said...

Celles-ci y sont depuis plusieurs mois au moins.

mariapia said...

geneline, je confirme, sur mon pc tout est toujours aussi beau et bien aligné qu'avant.

julie70 said...

Je me souviens d'un petit librairie, tout en sous-sol, sur une rue commercant pas très loin de l'océan, où j'ai pu bouquiner, lire sur assis sur une vieille fauteuil, trouver ensuite un livre magnifique sur comment trouver de travail et travailler d'une facon hedoniste... juste quand j'avais eu besoin de ce bouquin.

geneline said...

Julie, La description de "ta" librairie correspond tout à fait à une librairie sur Union Street où j'ai fait aussi de longues pauses!